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Le Sel de Noirmoutier cherche à s'exporter

La gestion du sel marin vendéen le rend indépendant des aléas climatiques.

Les pluies retardent la récolte de sel de Noirmoutier sans mouiller le moral des sauniers ni diluer le zèle commercial de leur société de commercialisation. Cette dernière, une filiale de la coopérative Eurial-Poitouraine nommée Aquasel, a renouvelé en 2005 sa convention décennale avec les exploitants des marais salants vendéens. Aux termes de cette convention, ces derniers touchent un revenu «mensualisé» quelle que soit la récolte, sur une base moyenne de 2 200 t par an. Des stocks permettent d'approvisionner le marché pendant trois années creuses.

Aquasel se passe de signe officiel de qualité pour commercialiser la fleur de sel, le sel fin et le gros sel de Noirmoutier. Bernard Chamley, directeur d'Aquasel, donne à son commerce une couleur mi-équitable et mi-écologiste. «Les marais salants occupent un tiers de la surface de l'île, argumente-t-il, ils constituent une réserve écologique et demandent les seules énergies de la marée, du soleil et du vent.» Sans cette activité, Noirmoutier ne vivrait pratiquement que de la saison touristique estivale.

Bernard Chamley estime tenir le bon équilibre entre différents circuits de distribution. Qu'il s'agisse de gros sel, de sel fin ou de fleur de sel, 60 à 70% passent par les détaillants, près de 15% par l'industrie alimentaire et les grossistes et environ 10% vont à l'export (pour un CA de 3,5 M€). Il avoue toutefois vouloir développer les exportations. Une destination inattendue, la Malaisie vient de s'ouvrir. Le directeur attribue cette surprise au nouveau site internet du Sel de Noirmoutier en langue anglaise.

Le gros sel en sachet de 500 g

La petite salière en forme de phare ne fait peut-être pas rêver tous les étrangers mais les qualités gastronomique et diététique (6% d'oligo-éléments) font vendre, assure-t-il.

En France, le beurre au sel de mer, la brioche de Vendée, les gambas de Madagascar de chez Casino ou les cagettes de tomates ou radis plus leur sachet de fleur de sel sont autant d'utilisations industrielles et commerciales qui contribuent à entretenir la notoriété des marais salants de l'Ile.

L'offre destinée aux GMS se diversifie cet été avec l'arrivée d'un sachet de gros sel de 500 g au lieu du kilo classique (avec un PVC de 0,79 € quand même) et des versions aromatisées : sel fin aux saveurs orientales, du jardin et de l'Atlantique, fleur de sel «Grain de sel et Compagnie» aux quatre épices ou aux trois piments...

Quant à la récolte, qui normalement démarre en juin, c'est à la mi-septembre qu'on en juge ordinairement, se rassure-t-on. Aquasel est parvenu à passer des hausses de prix auprès des distributeurs d'1,5 à 2%, justifiées par les augmentations consenties aux sauniers et le coût de la main d'œuvre ; les coûts auraient globalement augmenté de 2,5 % en un an bien que la production soit économe en énergie.

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