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Le prix du lait négocié à la baisse

Selon l’adage, le calcium rend plus fort et résistant. C’est bien ce qu’il fallait aux différents négociateurs du secteur laitier (FNPL, FNCL et FNIL), qui sont tombés d’accord hier sur la baisse du prix du lait payé aux producteurs, au bout de 7 heures de discussions. Ces négociations ont finalement entériné une baisse de 4,55 euros/1 000 litres au 1er trimestre 2005. Cette baisse inclut 0,05 euro au titre de l’indexation des produits industriels et des PGC exportés, le gros de la diminution (4,5 euros/1 000 litres) étant dû à l’ajustement du prix des PGC en France, tiré vers le bas par la mévente du lait de consommation, et dans une moindre mesure de l’emmental.

François Gryspan, directeur adjoint de la Fédération nationale des producteurs de lait, a toutefois tenu à relativiser cet impact à 2,2 euros/1 000 litres sur un an, la baisse étant répartie inégalement (-4,5 euros au 1er trimestre, -4 au second, nulle pour les 6 derniers mois de l’année). Les entreprises tournées vers la fabrication de produits industriels vont dans le même temps pouvoir appliquer une baisse supplémentaire, dite « de flexibilité additionnelle», fixée à 2,2 euros/ 1 000 litres.

Ces négociations, qui sont les premières à avoir lieu dans le cadre de l’accord signé en septembre dernier, « montrent que ce système fonctionne bien », selon M. Gryspan, qui espérait une baisse plus faible, mais se déclare satisfait de ce compromis entre industriels et producteurs. Ces derniers vont toutefois devoir faire face à une conjoncture difficile, après une baisse des prix payés de 9,4 euros/1 000 litres l’an dernier, à laquelle s’ajoute cette nouvelle diminution. La variation des différents index entrant dans le calcul du prix du lait, à l’impact très modéré au 1er trimestre (-0,05 euro) pourrait à l’avenir évoluer négativement devant des marchés baissiers, plombant un peu plus la situation. En amont de ces négociations, plusieurs manifestations, souvent menées par la Confédération Paysanne qui ne reconnaît pas la validité de ces accords, ont eu lieu au cours des dernières semaines. Le syndicat agricole dénonce une baisse des prix qui a atteint, depuis 2001, « 25 euros pour 1 000 litres de lait, soit l’équivalent, pour une ferme laitière moyenne, de 27 jours de production non rémunérés ».

Rédaction Réussir

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