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Le Porc de Haute-Loire veut faire la différence


> La production de porcs en Haute-Loire a chuté de 25 % en 2015 pour s'établir à 4 036 tonnes.
La marque envisage d'adopter un cahier des charges pour se démarquer de la concurrence. « Viandes de Haute-Loire » pourrait voir le jour.

Créée en 2007, la marque Le Porc de Haute-Loire fédère une trentaine d'éleveurs, trois abatteurs, une vingtaine de bouchers, neuf salaisonniers et plusieurs GMS. « Nous avons créé l'association pour sauver la production et les abattoirs. Les porcs représentent plus de 40 % de l'activité des abattoirs du département. Ils auraient fermé si les éleveurs porcins avaient abandonné », se rappelle le président, Maurice Imbert. Si la filière a été confortée, la production est en recul depuis plusieurs années. Elle a encore chuté de 25 % en 2015 (moins 30 % pour les truies) pour s'établir à 4 036 tonnes, soit 450 à 500 porcs par semaine. « On perd de la production tous les ans même si on compense un peu par l'arrivée de nouveaux éleveurs. Certains producteurs ont arrêté les truies pour se lancer dans l'engraissement porcin », nuance le président. Pour adoucir la crise, les abattoirs ont consenti à augmenter leur prix de 15 centimes d'euro. En parallèle, l'association envisage d'adopter un cahier des charges pour se différencier. « Aujourd'hui, pour être vendu sous la marque, le porc doit être né, élevé et abattu en Haute-Loire. C'est trop juste pour faire face à la concurrence », constate Maurice Imbert.

Étudiant à l'Isara (Lyon), Maxime Jardillier planchera sur le sujet de juillet à septembre. Il commencera par sonder les attentes des consommateurs avant d'étudier les leviers de différenciation. « On a des pistes sur la génétique ou l'alimentation… Mais on ne veut pas influencer ses orientations », précise le président. Le cahier des charges sera rédigé pour la fin de l'année. Comme les éleveurs bovins du département ont lancé une démarche similaire, une dénomination « Viandes de Haute-Loire » pourrait voir le jour.

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