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Le Norvégien Pan Fish change de main

Un ancien magnat du pétrole reprend le producteur et transformateur de saumons d’élevage Pan Fish.

Le groupe norvégien Pan Fish ASA, spécialisé dans la production et la transformation du saumon, change de propriétaire. La société norvégienne Frankesscen, dont le fondateur a fait fortune dans le pétrole, reprend 48 % du capital du groupe. « Conformément aux lois en vigueur en Norvège, tout investisseur qui reprend plus de 40 % du capital d’une société norvégienne a l’obligation de devenir majoritaire dans les quatre semaines suivantes », a précisé Andrew Colvin, directeur général de Pan Fish France à Poullaouen (Finistère). Pan Fish ASA possède des fermes d’élevages de saumon au Canada, Écosse, Norvège et dans les Iles Féroé près de l’Islande. Il exploite également deux usines de transformation, l’une au Danemark, l’autre en Bretagne, pour une production de 5 000 tonnes de saumon fumé environ, selon M. Colvin.

Le plan social maintenu

L’opération capitalistique ne remet aucunement en cause le plan social en cours chez Pan Fish France (2 500 tonnes de saumon fumé, 199 salariés), qui prévoit la suppression de 27 postes dont 13 à 14 licenciements secs, a souligné Andrew Colvin. Raisons invoquées par la direction : l’inadéquation de la société à ses marchés, fortement concurrencée par les premiers prix et les importations de saumon fumé en provenance de Pologne notamment. « Nous avons investi 800 000 euros dans des lignes automatisées qui nécessitent désormais moins de personnel ».

Parallèlement, Pan Fish France veut développer ses ventes à l’exportation (15 % d’un chiffre d’affaires de 37 millions d’euros actuellement) et investir de nouveaux segments de marché grâce des produits en développement qui devraient être mis en marché à l’automne prochain.

Pour protester contre la procédure de plan social, le personnel a effectué une journée débrayage mardi 7 juin. Selon Andrew Colvin, si la procédure suivait son cours jusqu’à son terme, « le plan social serait finalisé début juillet et les lettres de licenciement partiraient dans le courant de l’été ».

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