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Le marché se montre actif et ferme

Dans un marché international animé, très sollicité par les pays importateurs, les cours du blé français sont restés orientés à la hausse, même si des prises de bénéfices au début de cette semaine ont entraîné un décrochage des cotations sur Euronext.

Période du 14 au 20 mars. Le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer réuni le 14 mars a confirmé le dynamisme des exportations françaises de blé, malgré un taux de l’euro défavorable que compense en partie la proximité de notre clientèle traditionnelle (Algérie, Maroc, Afrique subsaharienne). Depuis le début de la campagne et jusqu’au 1er mars, ce sont 6 millions de tonnes (Mt) de blé tendre qui ont été chargées vers les pays tiers, dont 2,6 Mt vers l’Algérie (2,38 l’an dernier à la même date), 1,31 Mt vers l’Afrique noire (contre 1,25) et 1,12 Mt à destination du Maroc, contre 1,37 Mt au 1er mars 2011. Néanmoins, le retard sur le Maroc devrait être rattrapé, compte tenu du risque de très forte baisse prévisible de la récolte marocaine. En revanche, nos ventes à l’Égypte se sont effondrées à 120 000 tonnes contre 2,07 Mt l’an dernier, alors qu’elles bénéficiaient du phénomène conjoncturel que représentait l’absence du fournisseur russe et de l’offre faible de la mer Noire en général. Les tirages de certificats d’exportation de blé sont restés importants la semaine dernière, tout comme les chargements dans les ports. En remontant de 100 000 tonnes (à 8,8 Mt) ses prévisions d’exportation vers les pays tiers, FranceAgriMer intègre tous ces éléments. Bien que les estimations d’incorporation de blé par les Fab aient été revues en baisse de 100 000 tonnes, le stock de blé en fin de campagne est maintenu à 2,4 Mt, ce qui est très modeste. Dans un marché international actif et ferme, très sollicité par les pays importateurs, les cours du blé français sont donc restés orientés à la hausse, même si des prises de bénéfices au début de cette semaine ont entraîné un décrochage des cotations sur Euronext.

Le maïs français est pris dans le contexte international

Le maïs retrouverait un stock de report plus substantiel que prévu par les derniers conseils. L’ajustement est important, de l’ordre de + 330 000 tonnes (à 2,19 Mt), conséquence d’une révision en hausse de 130 000 tonnes de la collecte portée à 13,72 Mt, et d’une réduction des prévisions d’exportation (vers l’Union européenne et les pays tiers) de 220 000 tonnes. L’augmentation de 100 000 tonnes des incorporations par les Fab est donc largement compensée. Le maïs français est pris dans le contexte de fermeté imposé par le marché international et même sans connaître une activité débordante, il maintient aisément ses prix.
Le bilan orge a été modifié par une baisse de 130 000 tonnes des exportations ce qui lui permet d’étoffer d’autant son maigre stock de report porté à 1,14 Mt. Il n’en sera pas de même pour le blé dur dont les prévisions d’exportation vers les pays tiers sont augmentées de 150 000 tonnes (et non de 15 000 tonnes comme écrit par erreur dans notre numéro précédent) à 800 000 tonnes, laissant un report symbolique de 184 000 tonnes, en retrait de 40 % sur la dernière campagne.

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