Aller au contenu principal

Le lait cru se conforte dans les fromages AOP


> Les volumes de comté ont progressé de 2,8 % entre 2013 et 2014, analysent l'Inao et le Cnaol.
Les volumes de fromages AOP au lait cru ont augmenté de 6 % en trois ans, notamment grâce à la hausse des ventes de comté et d'abondance. 13,7 % des fromages achetés en grande distribution bénéficient d'une AOP.

Qui dit fromage au lait cru, dit souvent fromage sous appellation d'origine protégée (AOP) ou contrôlée (AOC). En effet, près de trois fromages au lait cru sur quatre bénéficient d'une AOP, ce qui représentait 144 564 tonnes en 2014. Les volumes de fromages au lait cru sous AOP ont progressé de 1,9 % par rapport à 2013 et de 6 % par rapport à 2011.

Il existe toutefois de fortes disparités selon les fromages. Ainsi, le reblochon, le mont d'or, le bleu de Gex ou le chavignol, qui sont exclusivement fabriqués au lait cru, ont vu leurs volumes diminuer respectivement de 2,6 %, 3,8 %, 11,8 % et de 7,5 % entre 2013 et 2014. Leur baisse a toutefois été compensée par la hausse des volumes de comté et d'abondance, de 2,8 % et 12,4 %, ainsi que celle de cantal et de saint-nectaire au lait cru, analysent l'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao) et le Conseil national des appellations d'origine laitières (Cnaol) dans une note. « L'utilisation du lait cru progresse dans de nombreuses appellations », comme « le bleu d'Auvergne, le brie de Meaux, le morbier, l'ossau-iraty, le pont l'évêque, le pouligny-saint-pierre, la sainte-maure de Touraine et le salers », avancent-ils.

Les fromages AOP, 65 % plus chers

Les quarante-cinq fromages AOP français, dont vingt-huit au lait de vache, quatorze au lait de chèvre et trois au lait de brebis, représentent un chiffre d'affaires de 1,6 milliard d'euros en 2014.

Concernant les circuits de distribution, 68,2 % des achats en volume de fromages AOP se font en hypers et supermarchés, 12,5 % en hard-discounters, 11,9 % en commerces spécialisés, 5,3 % en magasins de proximité et 2,1 % sur Internet, incluant le drive.

Les achats en grandes et moyennes surfaces et hard-discounters représentent un chiffre d'affaires de 1,4 milliard d'euros environ, pour 108000 tonnes de fromages. Les ventes de fromages AOP sur ces circuits reculent toutefois de 7,6 % en volume et 6,2 % en valeur entre 2013 et 2014. La part des fromages AOP sur l'ensemble des fromages vendus en grande distribution perd même 1 point, pour atteindre 13,7 % des achats en volume et 18,6 % en valeur.

Côté prix, les fromages AOP sont en moyenne 65 % plus chers que les non-AOP, avec un prix qui augmente de 1,9 % en 2014, à 14,31 euros le kilogramme en moyenne. 40 % des fromages AOP sont vendus à la coupe. En comparaison, seulement 8 % des ventes de fromages non AOP se font dans ce rayon.

Mais il existe toutefois une distinction selon le type de fromages. Ainsi, 55 % des pâtes pressées non cuites sont vendues par le ” rayon coupe, mais seulement 38 % pour les pâtes persillées, 37 % pour les pâtes pressées cuites, 32 % pour les pâtes molles et 20 % pour les fromages au lait de chèvre.

L'utilisation du lait cru progresse dans de nombreuses appellations

Enfin, les profils de consommateurs de fromages AOP sont assez spécifiques. Il s'agit le plus souvent de foyers aux revenus élevés. Les personnes plus âgées et en couple consomment également davantage ce type de fromages, ainsi que les foyers sans enfant, ou bien avec des enfants plus grands.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio