Le groupe Avril veut réduire son offre d'œufs standard

> Yann Renouvel, DG adjoint du pôle animal d'Avril.
Il ne faut pas confondre la branche œuf d'Avril et la société Matines », avertit d'emblée Yann Renouvel, directeur général adjoint du pôle animal d'Avril en charge des produits alimentaires. Avril conditionne et transforme quelque 3,5 milliards d'œufs (soit environ un quart des œufs produits en France) ; Matines « porte », dit-il, l'activité de conditionnement de 1,6 milliard d'œufs, dont 350 millions sont vendus sous la marque et 1,3 milliard sous MDD, premier prix ou en restauration.
Il rappelle qu'Avril a pris le contrôle de Matines (145 mil-lions d'euros de chiffre d'affaires en 2013) en vue d'optimiser la production, la distribution et la transformation des œufs dans huit sites de conditionnement et quatre sites de transformation. « Les filières œuf coquille et ovo-produits sont indissociables », souligne-t-il. Il signale l'exécution d'un programme d'investissement sur les calibreuses et une réflexion sur la logistique. La marque Matines a progressé de 18 % en deux ans. Cependant, le dirigeant tient à rééquilibrer progressivement le marché en réduisant l'offre d'œufs standard. « Avril accompagnera la méga tendance de la consommation d'œufs alternatifs », annonce-t-il. Les grandes et moyennes surfaces demandent 45 % d'œufs bios, plein air ou label Rouge, et Avril en produit 30 %, essentiellement du bio. En attendant, le groupe augmente leur valorisation grâce à la croissance de 2 à 3 % de la transformation. « Nous avons bon espoir de structurer du grand export en œuf coquille vers l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du Nord (où sont partis de premiers containers, ndlr) », complète Yann Renouvel. Sylvie Carriat