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Le foie gras cherche à redevenir «magique»

A trop essayer de se désaisonnaliser, le foie gras a perdu quelques acheteurs importants à Noël contre quelques rares nouveaux adeptes.

Le comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) réajuste sa stratégie de communication et se recentre sur la période la plus propice à la consommation. « Le foie gras, il a quelque chose de magique que les autres n’ont pas !», sera la signature du prochain film publicitaire du Cifog qui passera sur les grandes chaînes nationales du 19 novembre au 5 décembre prochain.

L’agence Dufresne Corrigan Scarlett a conçu un spot correspondant aux nouveaux objectifs de l’interprofession. Le script : sur une impression de conte, M. et Mme Mafoi s’apprêtent à recevoir des amis et bien sûr le foie gras, sous toutes ses formes, constitue le thème de la soirée, l’ambiance est à la magie et à la gaîté. Exit le temps où l’on voulait faire consommer à tout prix du foie gras toute l’année. Deux études ont mené le Cifog à un retour aux sources : un diagnostic de marché, conduit par la Sopexa sur les dernières années et une étude Usages et Attitudes, réalisée par la Sté Imaj. La synthèse de ces éléments a montré l’effet pervers de la communication «hors saison» : la cible traditionnelle s’est érodée (perte d’acheteurs importants de Noël, en 2001 et 2002) et une percée réelle mais limitée de la consommation à d’autres occasions festives. « L’analyse de la répartition des ventes montre aussi que la période d’octobre à décembre est également fort propice à la consommation de foie gras : saison de la chasse, période automnale plus fraîche, prémices des fêtes en fin d’année...», constate le Cifog, dans sa dernière lettre d’information.

A trop vouloir banaliser le foie gras, la filière a failli se perdre. D’autant plus qu’elle en a presque oublié la tradition. La période de la mi-novembre correspond à un moment symbolique pour les palmipèdes à foie gras. La ponte saisonnière des oies au printemps conduisait naturellement à élever les jeunes oisons au cours de l’été et à les engraisser dès le début de l’automne ; la mi-novembre correspond au retour des premiers marchés de gré à gré dans les régions de production, mais aussi au moment où les propriétaires venaient choisir les oies qui seraient engraissées en vue du paiement du métayage. Enfin, le 11 novembre célèbre la fête la Saint-Martin dont son histoire liée aux oies pourrait en faire le Saint Patron de la profession du foie gras (dixit le Cifog). Forte de ses éléments, la commission communication de l’Interprofession a logiquement décidé d’orienter ses actions de façon à stimuler la consommation des ménages plus particulièrement de la St Martin à la St Valentin.

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