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Le Finistère teste sa préparation au H5N1

Un exercice fictif de déclaration de la grippe aviaire a lieu aujourd’hui et demain dans le département.

Une exploitation de volailles du centre du Finistère accueillera jeudi et vendredi un exercice grandeur nature simulant un cas de grippe aviaire afin de tester les procédures qui seraient mises en place si l'épizootie arrivait en France. Située à Kergloff, près de Carhaix, la ferme sera isolée par deux périmètres de sécurité dressés par les gendarmes et ses 60 000 poulets de chair retirés pour être conduits à l'abattoir. Prévu depuis plusieurs mois par la préfecture de Bretagne, cet exercice a pris une dimension particulière avec la découverte de cas, encore très isolés, de grippe aviaire due au virus H5N1 en Russie, en Roumanie, en Croatie ou en Turquie.

Une médiatisation controversée

« Le scénario prévu s'organise autour d'un foyer primaire de grippe aviaire hautement pathogène avec forte mortalité dans une zone dense d'élevage avicole », a expliqué François Lucas, préfet délégué pour la sécurité auprès de la préfète de Bretagne.

Lors de la première journée de l'exercice, il s'agira d'examiner les suites à donner lorsqu'un cas suspicieux de grippe aviaire est repéré. La chaîne d'alerte et de prévention sera validée avec la mise en place de périmètres de sécurité et prélèvements sanguins. Une fois la maladie détectée, le dispositif d'isolement de l'exploitation et la protection du personnel intervenant devront être renforcés.

Il s'agit de tester « certains points techniques des plans d'urgence », comme les techniques de prélèvements, « la coordination de l'ensemble des services publics» ainsi que « la protection des personnels intervenants », selon le préfet délégué. L'exercice, qui portera sur une contamination animale sans transmission à l'homme, se déroulera en présence de plus de 80 journalistes, d'où la crainte émise par des professionnels d'une médiatisation excessive qui pourrait renforcer l'inquiétude des consommateurs.

« Cela risque plus de faire peur aux gens que de les rassurer», s'inquiète Didier Goubil, aviculteur à Poullaouen, près de Carhaix, président de la commission avicole finistérienne.

A Kergloff, village de 880 habitants, « la population ne s'inquiète pas, d'autant plus que l'on a bien dit qu'il n'y aurait aucun problème pour circuler», relativise son maire, Pierrot Belleguic, qui participera lui-même à l'exercice en tant qu'élu doté des pouvoirs de police. L'exercice concernera, outre le Finistère, les départements voisins des Côtes d'Armor, du Morbihan et de l'Ille-et-Vilaine. Au total, la Bretagne, qui compte surtout des élevages industriels, représente 40 % de la production nationale pour les poulets de chair.

Rédaction Réussir

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