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Le contexte baissier limite les échanges

Dans un contexte de récolte de blé et d'orges catastrophiques et de craintes en maïs, l'activité est très réduite sur le marché français. La tendance reste lourde du fait d'une offre mondiale abondante.

Du 29 août au 5 septembre. Si les cours du blé tendre affichent une légère hausse sur la période observée, la tendance est malgré tout très lourde. L'offre mondiale pèse sur les prix de la céréale, avec une récolte pléthorique chez les principaux pays exportateurs, à l'exception de la France. Selon le Conseil international des céréales, les États-Unis pourraient engranger 63,2 millions de tonnes (Mt), contre 55,8 Mt en 2015, de blé tendre, l'Australie 27 Mt en 2017 (24,2 Mt cette année) et la Russie 70 Mt (61 Mt en 2015). Cette dernière a d'ailleurs fait savoir que les taxes à l'importation seraient suspendues pour deux années. Ainsi, le pays pourrait vendre 30 Mt sur le marché mondial pour cette campagne. On notera également que l'Égypte a maintenu ses exigences en matière d'ergot (tolérance zéro), limitant davantage les offres des exportateurs.

En France, ce contexte baissier entraîne de la rétention à la production, limitant les échanges sur le marché physique hexagonal. Les fabricants d'aliments du bétail procèdent tout de même à quelques achats, mais sont attentifs aux offres européennes, compétitives actuellement. De leur côté, les meuniers se heurtent à une offre limitée tant en quantité qu'en qualité. Pour autant, les industriels, après être allés chercher de la marchandise hors de leurs zones d'achat traditionnelles retrouvent une certaine confiance vis-à-vis de l'offre locale, à mesure que les travaux de classement des blés avancent chez les organismes stockeurs.

L'orge fourragère, quant à elle, n'a pas observé de forte évolution de prix. Les échanges sont peu nombreux vers la nutrition animale, l'offre étant limitée dans de nombreuses régions. Sur le portuaire, l'activité est en revanche inexistante.

Maïs : offre mondiale importante

En maïs, les conditions sèches qui touchent notamment le sud de la France, laissent présager une récolte très en dessous des attentes. Dans son dernier bulletin Céré'Obs', France a abaissé de 3 points la proportion de parcelles évoluant dans des conditions bonnes à très bonnes à 60 %. Cette production limitée s'inscrit dans un contexte d'offre mondiale importante. Aux États-Unis, la production 2016 est estimée à 388,6 Mt par la société Informa. En Ukraine, la récolte devrait aussi être satisfaisante, les conditions de culture y étant favorables. Ces éléments pèsent sur les prix français du maïs, qui ont assez peu évolué sur la semaine. Concernant l'activité sur le marché physique français, des échanges sont rapportés à destination du secteur de la nutrition animale en attendant l'arrivée de la nouvelle récolte.

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