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Le commerce parisien à la peine

Les commerces de proximité ne sont pas gâtés ces temps-ci. Après les protestations de la Confédération générale de l’alimentation de détail relatives à l’annonce du plan de relance du pouvoir d’achat, qui offre des avantages substantiels à la grande distribution (voir LM d’hier), les commentaires sur l’avenir du secteur sont pessimistes. Pierre Wargnier, vice-président de la Cotrac (Chambre des conseils en transactions commerciales industrielles et immobilières de Paris), a déclaré qu’à Paris «la moitié des commerces traditionnels de proximité devrait disparaître dans les 5 années à venir». Entre 2000 et 2003, 13% des boucheries et 14% des poissonneries ont ainsi disparu. Pour la Cotrac, des prix trop élevés, la concurrence des grandes surfaces, de ou encore des locaux archaïques expliquent la dégringolade des commerces, notamment alimentaires. Et les 35 heures sont passées par là, selon M. Wargnier. Les artisans, très nombreux à partir en retraite, ne trouvent plus de repreneurs disposés à se lever à 5 heures du matin pour préparer des plats ou débiter la viande quand les commerçants alimentaires d'origine étrangère acceptent eux des horaires à rallonge. Les géants de la distribution ont bien compris ce retour de la proximité et se disputent les emplacements de 300 m2 pour y installer leurs supérettes. Les enseignes de «chaînes» constituent déjà 70% des quelque 59 000 magasins de Paris intra muros, car les loyers, les pas-de-porte et la nécessité de faire tourner les stocks dépassent désormais les moyens des indépendants. Rare exception, le renouveau des boulangeries pâtisseries, grâce à la hausse du prix des pains et à l'attrait des gâteaux frais, créneau délaissé par la grande distribution.

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