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Le colza résiste à la baisse du soja

Le soja a poursuivi sa baisse sous la pression de disponibilités argentines et brésiliennes encore revues en hausse, alors que sur le marché européen, c'est la perspective d'une récolte en baisse qui soutient les prix du colza.

Le marché du soja reste sous la pression du potentiel d'offre sud-américaine. La production argentine pourrait atteindre 60 millions de tonnes (Mt), contre 51 Mt en 2014 et la récolte brésilienne, maintenant terminée, se situerait entre 94,5 et 95 Mt, contre 86,1 Mt l'an dernier. Les effets de cette abondance d'offre sud-américaine sont, pour le moment, atténués par les menaces de grève des transporteurs argentins, avec leurs conséquences logistiques, mais c'est là un incident temporaire et c'est bien l'abondance de l'offre qui domine. Il n'en est pas de même pour le colza dont le redressement des cours, après la chute liée à l'échéance de mai s'est consolidé, sur Euronext comme sur le physique. Sur ce dernier, le volume d'affaires reste mince en vieille récolte, faute de disponibilités. C'est aussi la perspective d'une récolte européenne en repli qui permet au colza de résister à la baisse du soja. Les triturateurs peinent à trouver des graines de tournesol et les cours profitent de la faiblesse de l'offre.

Protéagineux : modestes échanges en pois standard

Selon l'Unip (Union des producteurs de plantes riches en protéines), les cultures de protéagineux présentent globalement un bon état végétatif et des stades de développement normaux. Si l'on considère l'expansion des surfaces, les disponibilités seraient sensiblement plus larges que ces dernières années en protéagineux français. La demande de la part des fabricants d'aliments du bétail en pois standard de l'ancienne récolte est peu conséquente, le blé fourrager étant revenu à des niveaux plus concurrentiels. Le pois s'est donc aligné à la baisse autour de 200-205 euros départ Eure-et-Loir.

Les cours du pois jaune ont aussi subi un tassement, pour coter 220 euros rendu Rouen. L'activité à l'export est en effet réduite ; d'ailleurs, le bilan export pour les huit premiers mois de la campagne est plutôt mince avec 83 500 t sorties contre 131 300 t pour la période correspondante de la précédente campagne. En prochaine récolte, les acheteurs commencent à se manifester, mais les vendeurs restent prudents.

En féverole pour l'alimentation humaine, on se contente d'exécuter les dernières livraisons de la campagne pour l'Égypte. Contrairement au pois, la féverole a maintenu son niveau d'export, avec, pour les huit premiers mois de la campagne, 98 245 t sorties (dont 72 500 t vers l'Égypte), contre 104 600 t l'an dernier. Pour le moment, les affaires en nouvelle récolte se limitent surtout à des propositions acheteur.

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