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Le colza confirme sa bonne orientation

Les perspectives de généreuses récoltes sud-américaines et de stocks américains en hausse ont quelque peu freiné la hausse du soja. La spéculation peut néanmoins continuer de jouer un rôle haussier. Les fondamentaux du colza, eux, restent très favorables.
Période du 2 au 9 février.
À l’heure où nous rédigeons cette chronique, on attend la publication du rapport mensuel de l’USDA qui pourrait annoncer une réduction du stock américain de soja. Dans le même temps, il doit confirmer les généreuses récoltes sud-américaines, avec une estimation pour le Brésil d’au moins 65 millions de tonnes et pour l’Argentine, de 51 millions de tonnes. Globalement, les disponibilités seraient de près de 300 millions de tonnes, malgré le maigre stock de report de début de campagne, contre 272 millions de tonnes en 2008-2009, passant ainsi de la modicité à l’abondance. Cette perspective a maintenu une pression baissière sur la graine de soja jusqu’à ces derniers jours, mais les investisseurs sont revenus au marché depuis le début de la semaine et à la veille de la publication du rapport, des prises de positions courtes ont permis à Chicago de clôturer en hausse de 16 cents au boisseau, lundi. Cette reprise risque de n’être que passagère car les inconnues demeurent, tout particulièrement le comportement de la Chine, qui a déjà beaucoup acheté sur le marché américain et dont la demande risque de se ralentir.

Net raffermissement du colza
En ce début de semaine le raffermissement du prix du pétrole, celui du soja et surtout une bonne activité commerciale ont permis au colza, qui avait bien résisté à la baisse antérieure du soja, d’affirmer sa fermeté. En clôture lundi, Euronext enregistrait une hausse de 2,75 euros sur l’échéance mars, à 289,75 euros, soit une hausse en une semaine de 3 euros et de près de 8 euros en 15 jours. Contrairement au rapport Euronext/marché physique assez distendu en céréales, avec un marché à terme surcoté par rapport au physique, les deux références vont actuellement de pair dans leur évolution. Ainsi, le colza cotait, sur le marché de gré à gré en ce début de semaine, 289 euros Fob Moselle, le rendu Rouen s’affichant à 285 euros. L’ambiance commerciale est en effet positive pour le colza, les industriels bénéficiant d’une bonne demande en huile et en tourteaux, étant aux achats et les primes s’appréciant.
À cette bonne demande des triturateurs européens s’ajoute une moindre pression de l’importation, le disponible exportable ukrainien s’amenuisant, ce qui incite les industriels allemands et hollandais à se porter acheteurs sur le marché français. Selon les estimations du ministère de l’Agriculture diffusées vendredi dernier, la sole française de colza se stabiliserait (-0,4 %) avec 1,462 million d’hectares, ce qui représenterait encore une progression de près de 3 % par rapport à la dernière moyenne quinquennale. Le tournesol, quant à lui, s’est maintenu fermement ces dernières semaines, compte tenu des disponibilités réduites sur le plan international alors que la demande de la trituration européenne est soutenue. Les prix se sont inscrits depuis la fin janvier dans une fourchette de 280-285 euros en rendu St-Nazaire.

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