Aller au contenu principal

Le calvados peine à s’imposer à l'heure de l’apéritif

La peur du gendarme empêche de plus en plus les Français à finir leur repas par un petit digestif. A la peine, le calvados essaie toujours de trouver sa place en apéritif accompagné d'un tonic.

« Nos produits cidricoles sont encore trop méconnus. Nous rencontrons tous les jours des gens qui ne connaissent pas le cidre AOC, le pommeau, le calvados et le poiré Domfront… Et ce même en France », se désole Didier Bedu, président de l'interprofession des appellations cidricoles (Idac).

Cette semaine, à l'Arpège, le fameux restaurant du chef Alain Passard, une dégustation et un menu avaient été spécialement concoctés pour rappeler à une trentaine de journalistes de la presse gastronomique les caractéristiques des 6 AOC cidricoles normandes : calvados, calvados Pays d'Auge, calvados Domfrontais (qui nécessite au moins 30 % de poires dans son élaboration), cidre du Pays d'Auge, pommeau de Normandie et poiré Domfront (composé à 40 % de poires plant de blanc).

L'Idac s'est fixé parmi ses missions principales de rajeunir l'image du calvados et de le faire passer de la fin au début du repas. « Depuis deux ou trois ans, sous l'effet des mesures Sarkozy, la consommation de calvados en France a reculé de 2 à 3 % », explique Xavier de Saint Paul, directeur de Calvados Préaux (appartenant à La Martiniquaise n° 1 du calvados), fraîchement élu à la présidence de la commission promotion de l'Idac. Depuis dix ans, les producteurs essaient de promouvoir l'association calvados tonic mais le phénomène avance doucement là où le cognac a réussi. Avec une production de 20 000 hl par an, dans les mains de quatre fabricants principaux (La Martiniquaise, Boulard, Château du Breuil et Domaine du Coquerel), le calvados dispose de nettement moins de moyens que le cognac (700 000 hl et de puissants groupes comme Pernod-Ricard et Remy Cointreau). Le budget global de promotion pour l'Idac l'an passé n'a guère dépassé les 700 000 euros.

A la recherche d'un nouveau Gabin

Pour stimuler la consommation de calvados en apéritif, l'Idac a diffusé des spots radio à Noël dernier et au printemps. Pour compenser la baisse des ventes françaises, l'interprofession a aussi choisi de promouvoir l'export. Des opérations ont été montées dans les pays nordiques et aux Etats-Unis. « Nous avons fait la promotion du calva tonic dans les bars à New-York et ça a bien marché», rapporte Xavier de Saint Paul. L'Idac réfléchit aussi au moyen de promouvoir ce type de cocktail dans un film. « Gabin a été de loin notre meilleur ambassadeur. Nous travaillons pour entrer en contact avec une société chargée de placer des produits dans les scénarii», confie-t-il.

Plus classique, l'interprofession devrait aussi mettre en ligne d'ici la fin de l'année un site internet de présentation des produits et de toutes les maisons de production.

Les plus lus

poules dehors en élevage
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 21 août 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR…

camion de collecte de lait
Produits laitiers : Lactalis, n°1 mondial, creuse l’écart, et des entrées dans le top 20 de la Rabobank

Le trio de tête des plus grandes entreprises laitières du monde reste inchangé en 2026 et Lactalis domine toujours largement…

vaches dans un prè
La baisse de la collecte de lait en Europe change l’ambiance du marché des produits laitiers

Après plusieurs trimestres de dynamique laitière, la Rabobank s’attend à un revirement de la collecte laitière mondiale…

carcasse en abattoir
Viande : vent nouveau pour les abattoirs prestataires ?

Les petits outils d’abattage multi-espèces en prestation de services ont retrouvé de la stabilité après des années difficiles,…

cartons sous film
D’où viennent les œufs vendus sur le marché de Rungis ?

L’origine France est très largement majoritaire pour les œufs vendus sur le marché d’intérêt nationale de Rungis.  

quartiers de viande au frigo
Viande bovine : pourquoi la France a creusé son déficit commercial au premier semestre 2026

Les exportations françaises de viande bovine ont baissé de 13 % au premier semestre, reflet du manque d’animaux. Une baisse…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio