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Le biscuit rose de Fossier lorgne sur l’IGP

Menacée de disparition dans les années 1990, l’entreprise fête cette année ses 250 ans.

Originaire de Reims, la maison Fossier, créatrice du fameux biscuit rose en 1691, est héritière d’« une grande lignée de faiseurs de gourmandises ». Elle a su au fil du temps conserver et développer son savoir-faire qui a toujours fait de ses recettes biscuitières « d’incontournables étapes gourmandes ». Elle fête cette année ses 250 ans : un anniversaire qui force le respect pour cette maison qui a fait la notoriété de Reims. Pourtant, elle a bien failli disparaître.

De 1970 à 1990, la maison Fossier connut trois dépôts de bilan et liquidation judiciaire successifs, jusqu’à ce que Charles de Fougeroux ne la reprenne en 1996. « On a sauvé la marque ! », confie-t-il. Cet ancien cadre de Lu avait déjà repris la biscuiterie Rémoise deux années auparavant. Il fusionne les deux entités en 1997 et imprime à l’entreprise une nouvelle dynamique. Il investit plus de 6 millions d’euros dans une nouvelle usine de 6000 m2 située en périphérie de la capitale rémoise d’où sortiront les premiers biscuits des quatre lignes de production le 2 mars 2005.

Une nouvelle phase d’expansion

La maison Fossier retrouve ainsi une nouvelle phase d’expansion qui voit se renforcer sa gamme de biscuits, se développer son outil de production et accroître sa commercialisation. « Il faut faire bon. Il n’y a pas de secret. Il y a des consommateurs qui veulent des prix, mais il y en a aussi qui veulent de la qualité », souligne le p-dg actuel qui a pris le contre-pied de la filière biscuitière en s’accrochant à sa niche de produits. « Nous nous positionnons résolument dans les produits haut de gamme et de qualité », précise Charles de Fougeroux qui pense beaucoup à l’IGP. « Je sais que les textes sont actuellement en modification à Bruxelles, mais je regarde attentivement ce dossier pour qu’un jour on ne puisse pas trouver du biscuit rose de Reims partout en France», confie-t-il.

Les biscuits Fossier ont diversifié la gamme même si les biscuits roses représentent encore près de 45% du chiffres d’affaires total de l’entreprise. Sablé champenois, croquignoles, macarons, rochers, galettes ainsi que le dernier-né : le Sablé-Chocolat qui allie un savoureux sablé aux œufs et un pur chocolat noir ! Des biscuits diététiques sont encore à l’étude dans un laboratoire breton (Nutrinov) que le p-dg compte bien fabriquer sur ses lignes de production. Les biscuits Fossier réalisent plus de 8 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 75 salariés. L’entreprise, qui a fabriqué 35 millions de biscuits roses, commercialise ses produits dans ses quatre magasins d’usine (30%), par l’intermédiaire des GMS (55%) ainsi que via les grossistes, collectivités et épiceries fines. L’exportation ( Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, USA et Japon…) ne représente que 3% de son chiffre d’affaires.

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