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Larzul fait jouer les synergies avec Française de Gastronomie

Leur premier bébé est une gamme d'escargots de Noël. Sur le plan structurel, l'alliance se traduit par une fusion des équipes commerciales, une uniformisation des systèmes qualité.

« Notre alliance s'est plutôt bien passée sur le plan technique et en termes de partage culturel», estime Hervé Le Corre, directeur commercial de Larzul, à propos du partenariat avec Française de Gastronomie (FDG). Il y a près d'un an, les deux entreprises démarraient un contrat de sous-traitance. Toute la production d'escargot appertisé d'une usine FDG dans l'Est a été déplacée sur le site du breton Larzul, spécialiste des abats appertisés. Le transfert industriel porte ses fruits, à l'approche de la période cruciale des fêtes de fin d'année. Des escargots de Noël viennent d'être lancés. Quatre références de produits en cassolette composent la gamme. Elle est la première du genre dans les plats cuisinés appertisés. « Larzul a su répondre présent, face au souhait de FDG de désaisonnaliser les ventes d'escargots, d'apporter de la valeur ajoutée, se félicite-t-il. Cela donne de la crédibilité industrielle et technique à notre alliance ».

Celle-ci va bien au-delà. Sans qu'il y ait fusion entre eux, les deux partenaires cherchent toutes les synergies possibles. La première concrétisation a trait au marketing. Une direction commerciale transverse est en place, sous l'autorité d'Eric Blanck, qui assurait cette fonction chez FDG. « La réunion des forces de vente n'a pas pour but de générer d'économie d'échelle, insiste-t-il. Un plus un doit faire deux. Cet objectif est atteint et il y a même du monde en plus. A côté des comptes clés Restauration hors domicile, Grande et moyenne surface, une fonction Marque de distributeur et Premier prix ont été créés en octobre dernier».

Dans le domaine de la qualité, une uniformisation est en cours. L'idée est de passer de systèmes séparés à une qualité totale. Un site FDG dans le Centre est devenu IFS dans le courant de l'année. Celui de Larzul, à Plonéour-Lanvern (Finistère), doit suivre à moyen terme. Il est pour l'instant certifié Iso 9001 version 2000. « Ce qui est repéré sur un site comme le plus efficace, le mieux organisé doit être transposé dans d'autres », considère-t-il.

Offre élargie

Indépendamment de l'alliance, Larzul opère un repositionnement de sa marque. Celle-ci revendique une position de référent dans les abats appertisés, avec 30 à 32 % de parts de marché. Le chiffre atteint 72 % pour la langue de bœuf. Pour renforcer son statut, l'entreprise familiale a décidé de compléter son offre avec les tripes. « La marque doit sortir de son carcan de leader de la langue de bœuf appertisée pour devenir le référent français des abats cuisinés appertisés », déclare-t-il. L'offre en tripes cuisinées reste très régionale, avec des versions : bretonne, provençale, normande, auxquelles s'ajoutent les recettes à la mode de Caen et catalane. Autre nouveauté annoncée, une petite mono portion en boîte 1/4.

Sur un marché des plats cuisinés appertisés déprimés, à -5,3 % en chiffre d'affaires fin août (selon IRI), les abats se défendent mieux, à -2,8 %, en particulier la langue de bœuf, à +1 %. « Les réalisations sur octobre et les commandes sur novembre sont supérieures à celles de 2004, tempère-t-il. Au final, ce ne sera pas une grande année, mais elle sera plutôt satisfaisante». Larzul annonce un chiffre d'affaires en hausse d'environ 3 % à la fin octobre (par rapport aux 19 millions d'euros réalisés en 2004).

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