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L’aquaculture profite de la baisse de la ressource

« Il ne doit plus y avoir de débat qualitatif entre le poisson d’élevage et sauvage. » C’est ainsi que Dominique Duval, président du Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture, et de la Fédération française d’aquaculture, ouvrait les rencontres interprofessionnelles qui réunissaient à Lyon les acteurs de l’aquaculture et de la pêche professionnelle, le jeudi 28 et le vendredi 29 septembre. « La pêche et l’aquaculture sont deux activités complémentaires, non concurrentes, poursuit-il. Les acteurs de la pêche professionnelle cherchent à développer une gestion plus saine des ressources en modérant les volumes, pour ne pas appauvrir le bassin halieutique. L’avenir de la filière poisson réside donc dans l’aquaculture pour répondre à une demande croissante de la part des consommateurs. » En effet, attirés par ses atouts nutritifs, les ménages français consomment plus de poisson (25 kg/an/habitant). Cette demande ouvre de nouveaux horizons à la filière aquacole, et notamment à la production de truite qui retrouve ainsi un équilibre après la sécheresse de 2003, restant parmi les leaders européens avec une production de 35 000 tonnes en 2005.

Des lois très attendues

Les professionnels espèrent pérenniser cette évolution grâce aux législations à venir. L’année 2007 verra la mise en application de la Directive Sanitaire européenne, qui réorganisera le système de protection des poissons en favorisant les soins et suivis vétérinaires des élevages. Autre événement, la loi sur l’eau entrera en dernière lecture au Parlement en novembre. Ce texte devra répondre à la directive européenne cadre sur l’eau, qui impose la mise en œuvre de moyens pour atteindre le bon état écologique des eaux d’ici 2015. Les professionnels en attendent des limites concrètes concernant la protection de l’environnement.

Si l’aquaculture trouve des solutions pour faire évoluer ses marchés, il n’en est pas de même pour l’aquaculture marine. Avec 6 000 tonnes produites en 2005, celle-ci peine à se développer en France. Malgré une qualité reconnue, elle est concurrencée par l’exploitation touristique du littoral qui freine son évolution.

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