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Lapin : vers une hausse de la consommation

L’année 2004 s’est correctement déroulée pour la filière cunicole, et particulièrement pour les exportateurs. Pour 2005, les perspectives de l’Ofival sont optimistes, avec une consommation en progression.

En ce début du mois de mars, le prix du lapin est en hausse significative chez les grossistes. La filière tire des résultats plutôt satisfaisants pour l’année 2004 et ses perspectives d’évolution sont correctes.

Hausse des exportations françaises en 2004

L’année dernière, et d’après les données de l’Ofival, la production contrôlée de lapin était en légère progression (+ 1 %, soit 500 tec). Selon l’Office, cette évolution est liée à l’orientation positive des débouchés et surtout des marchés export.

La Chine, premier producteur mondial, étant touchée par un embargo sanitaire depuis 2002, la France en a profité pour développer ses exportations. Il y a trois ans, notre solde commercial est ainsi redevenu positif.

En 2004, cette tendance s’est confirmée, et nos envois ont progressé de 26,8 % atteignant les 5.212 tec.

Bénéficiant de ce regain d’activité, le prix en production a atteint 1,72 euro/kg en moyenne sur l’année 2004, soit une hausse de 3,3 % par rapport à l’année précédente. Cependant, compte tenu de l’offre plus importante à partir du mois d’octobre, il a fini l’année à des niveaux inférieurs de ceux de 2003.

Pour 2005, l’Ofival prévoit un repli de 1 % de la production contrôlée de lapin.

La Commission européenne ayant autorisé la réintroduction des produits chinois, les perspectives d’exportation sont elles aussi revues à la baisse.

Pour l’Ofival, les importations françaises pourraient augmenter de 30 %, et il est fort probable que les exportateurs perdent aussi des parts de marchés sur leurs destinations européennes. Nos exportations pourraient ainsi reculer de

2 % (soit 100 tec).

La consommation mobilise la filière

Loin derrière les autres viandes, le lapin est peu consommé par les ménages français. En effet, selon les données Sécodip, il ne représentait en 2004 que 2,3 % des achats totaux de viande.

Cependant, et contrairement aux autres viandes, les achats étaient en progression par rapport à l’année précédente (+ 0,9 %).

Le marché intérieur reste le principal débouché pour la filière. Selon l’Office, une segmentation plus importante du marché, et surtout le développement des produits de découpe serait en mesure de répondre aux besoins des consommateurs.

Ce sujet mobilise les professionnels de la filière. En ce début d’année et dans l’objectif de consolider et de faire progresser les ventes, le CLIPP (Comité Lapin Interprofessionnel pour la Promotion des Produits) a décidé de poursuivre la campagne télévisuelle débutée en 2003.

Depuis le 7 mars, et pour une durée de trois semaines, de nouvelles publicités sont sur nos écrans. Ce programme devrait a priori toucher 89 % des femmes de plus de 35 ans.

D’autre part, l’interprofession veut aussi miser sur l’impact des annonces dans la presse féminine et culinaire, ainsi que sur l’intérêt des fiches recettes disponibles dans les magasins (détaillant, grandes surfaces, ...)

Soutenues par ces campagnes de promotion, et dans la lignée de 2004, les perspectives d’évolution pour 2005 sont à la progression de la consommation : +1,8 %, soit 900 tec.

Rédaction Réussir

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