Aller au contenu principal

L'année 2015 débute dans la hausse

L'activité sur les marchés physiques émerge lentement de la période des fêtes, mais les prix sur les marchés à terme consolident, par des facteurs extérieurs, la hausse des dernières semaines de 2014.

L'année 2015 et la seconde partie de la campagne céréalière démarrent sur les mêmes bases haussières qui caractérisent ce marché céréalier, en particulier celui du blé, depuis début décembre. Entre le 1er novembre 2014 et le 5 janvier 2015, le cours du blé sur Euronext (échéance mars) est passé de 172 à 198,75 euros, le maïs a évolué beaucoup plus sagement, de 152 à 158 euros. Et l'orge fourragère, sur le marché physique à défaut de cotation à terme, a progressé de 15 euros/t pour atteindre 175 euros, rendu Rouen. Les fondamentaux, à savoir l'abondance de disponibilités réelles, sont mis à mal par les facteurs exogènes que sont : le retrait de la Russie du marché international du blé à partir du 1er février, le privant ainsi d'un approvisionneur majeur ; la chute de l'euro (avec, à l'heure où nous écrivons ces lignes, son plus bas étiage depuis mars 2006) ; les perturbations des bourses financières qui renforcent l'intérêt des investisseurs pour les matières premières ; la forte présence des importateurs mondiaux ou encore des alertes au froid sérieuses (-22 °C attendus) sur les cultures américaines de la zone de SRW (soft red winter) mal protégée par la couche de neige.

Le blé européen, débarrassé de la concurrence russe qui opérait à partir des bas prix locaux, et avec un euro sous 1,20 dollar est actuellement le plus compétitif sur le marché international. L'origine française a déjà pris la place de premier fournisseur de l'organisme d'achat (GASC) égyptien depuis le début de la campagne avec 1,140 Mt, devant la Roumanie 1,020 Mt et la Russie, 885 000 t, se consolant de la baisse des ventes à l'Algérie. Mais cette dernière, privée de son fournisseur russe va devoir reconsidérer l'offre européenne. Ainsi, l'achat de quelque 500 000 t de blé par l'Algérie, la semaine dernière, a-t-il été effectué en origine optionnelle, probablement européenne.

L'orge fourragère suit le mouvement

Dans ce contexte, la hausse des prix du blé français n'a eu aucune difficulté à se consolider. Il n'en reste pas moins que la marchandise physique est bien présente chez les grands pays exportateurs et que la Russie, dotée d'un bon sens d'adaptation, pourrait revenir au marché promptement si par exemple le rouble venait à se stabiliser. L'orge fourragère a suivi sans peine le mouvement imprimé par le blé, avec l'aide d'un marché d'export actif. Quant au maïs, il entame cette seconde partie de la campagne dans le calme, attendant que se précise son degré de compétitivité par rapport aux origines pays tiers sur le débouché Union européenne.

Les plus lus

Drapeau de l'Ukraine
Poulet : l’Ukraine renforce ses accords et compte intensifier ses exportations en 2026

Les exportations de poulet ukrainien devraient progresser en 2026 vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui pourrait bien…

rayon boucherie en magasin
La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent

Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Le poulet vendu en boucherie
Volailles : le poulet et les produits élaborés tirent toujours la consommation

La consommation de poulet continue de progresser en France, portée par la restauration hors domicile, alors qu’elle stagne en…

graphique de prix des oeufs
Œufs : les prix des œufs au sol battent des records en Europe, pas la cage

L’évolution des prix des œufs français, au  février 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

quai de déchargement des porte conteneur
Viande bovine : record historique des importations européennes au mois de janvier

Jamais sur un mois de janvier, l’Union européenne n’avait importé autant de viande bovine qu’en 2026. Les envois étaient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio