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L'Ania dénonce le mode de fonctionnement de l'Afssa

« Afssa : la coupe est pleine !» titre l'association nationale des industries alimentaires (Ania) dans sa dernière lettre d'information. Et de lister les griefs accumulés contre l'agence de sécurité sanitaire des aliments. L'Ania déplore tout d'abord le fait qu'elle se soit vue refuser la possibilité de participer au groupe de travail sur les profils nutritionnels, contrairement aux organisations de consommateurs. L'association a d'ailleurs décidé de décliner toute proposition d'audition ponctuelle et recommande aux industriels de procéder de même tant que l'expertise industrielle ne sera pas reconnue et utilisée. La deuxième critique porte sur le récent rapport sur les acides gras trans (AGT) dont les recommandations sont jugées « disproportionnées voire déconnectées des conclusions scientifiques », par l'Ania. « Là où l'AESA, sur la base d'un bilan scientifique similaire, conclut à l'absence de nécessité de prendre de nouvelles mesures de gestion de risque, l'Afssa propose des réductions drastiques de consommation et d'étiquetage des AGT » déplore l'association. Enfin, citant l'exemple des seuils d'étiquetage d'allergènes sur lesquels l'Ania a tenté de faire saisir l'Afssa par les administrations de tutelle, sans succès, l'association réclame la possibilité de saisine directe par l'industrie.

Tous les espoirs ne sont pas perdus pour l'Ania, puisque Paul Vialle, président de l'Afssa, a annoncé le 12 avril qu'il était également en faveur d'une participation régulière des industriels aux comités d'experts et aux groupes de travail de son administration. L'Ania espère que la nomination du nouveau directeur de l'association ira dans le même sens que ces déclarations.

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