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L’angoisse du choix

Le consommateur « hyper-moderne » est comme le citoyen que l’on sonde en ce moment tous les deux jours. Il dit oui, non, tergiverse et finit par ne plus savoir que choisir. Sans les repères des traditions familiales ou sociales, la variété de l’offre alimentaire est même devenue, paraît-il, une source d’angoisse pour les occidentaux et la source de pathologies. C’est la thèse que défend François Ascher, auteur d’une étude sur l’évolution des pratiques alimentaires dans les sociétés occidentales Odile Jacob, 336 pages, 27 euros.. « Aujourd’hui, on peut manger par plaisir, par souci de régime, de santé, souci militant, religieux, esthétique. On est en permanence amené à arbitrer entre des menus individuels de plus en plus variés », estime le sociologue. Il y voit même de réelles sources de déprime et d’angoisse. « Souvent, les femmes s’imposent des régimes pour maigrir sans en avoir réellement besoin, et dépriment si elles n’y arrivent pas. D’autres s’imposent des règles alimentaires au nom de tel ou tel principe et se culpabilisent en cas d’échec », note-il. D’où toutes sortes de maux, allant de l’obésité à l’orthorexie, la maladie de l’obsession de l’alimentairement correct. Pour combler ce gouffre existentiel bien plus profond que l’appétit de la faim, une grande chaîne de pizzerias a trouvé le remède : elle vient de lancer une pizza divisée en quatre parts correspondant à autant de recettes différentes. C’en est fini de l’effroi qui s’empare de nos contemporains face à ce choix vertigineux : margherita, 4 fromages, paysanne ou pepperoni ?

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