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L’Allemagne s’expose de nouveau à Rungis

Le secteur de la viande et de la charcuterie étaient particulièrement représentés la semaine dernière.

Une vingtaine d’entreprises d’outre-Rhin s’étaient donné rendez-vous le 31 mai et le 1er juin dernier à l’Espace Rungis pour exposer leurs produits aux acheteurs français, à l’initiative de la CMA, l’office allemand de promotion des produits agroalimentaires allemands. Pour la deuxième édition de cette manifestation, qui témoigne du retour en force de l’offre allemande sur le marché français, l’éventail des filières représentées était large (fruits et légumes, vins, fromages, produits laitiers), avec un avantage aux produits carnés et à la charcuterie qui se sont taillés la part du lion.

Certes, les opérateurs allemands de viande de bœuf fraîche étaient peut-être un peu moins présents que lors de la dernière édition (les visiteurs auront remarqué l’absence de SüdFleisch par exemple). Cela tient essentiellement à la redistribution des cartes dans la filière Outre-Rhin, avec le rapprochement récent de plusieurs grosses entreprises allemandes. « De fait nous avons moins d’interlocuteurs, quatre à cinq », souligne Claude Thiéblemont, p-dg de Ovimpex, qui confirme le développement du muscle sous vide et de la viande en carton au détriment de la carcasse.

Il reste que le bœuf allemand, aujourd’hui bien installé en restauration, semble commencer à poindre son nez en grande distribution, à la faveur de la baisse du cheptel bovin européen. En témoignent les opérateurs présents à Rungis la semaine dernière : Müller Fleisch, Hubert Bahlmann, Zenz Fleisch ou encore RoWi (spécialiste du halal).

Du jambon aromatisé aux parfums d’agrume

Pénétrer le marché français, c’est aussi l’objectif des opérateurs de charcuterie, l’Allemagne ayant de ce point de vue une tradition culturelle très enracinée. Claire Roziak, directrice commerciale de Schwamm, entreprise originaire de Sarrebruck et présente en France détaille cet état d’esprit offensif. « Certains de nos produits sont déjà distribués dans l’Est de la France, explique-t-elle. Cependant, notre présence ici est aussi pour mieux comprendre la demande parisienne dont les goûts varient par rapport à l’Alsace ou la Lorraine ». L’entreprise table ainsi sur sa gamme de viandes préparées et de son lard de jambon, une alternative intéressante sur le marché de la coupe.

La tradition n’exclut pas des initiatives plus originales. Mario Zavagno, directeur vente-marketing de Dirka, a vanté l’intérêt d’une gamme de jambons différenciés. Exemple : un jambon spécial pour le petit-déjeuner (avec une fumaison plus douce) ou, encore plus novateur, un jambon aromatisé aux parfums d’agrumes. Avis aux amateurs.

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