L’alimentation animale OGM n’affecte pas la qualité sanitaire
« Nourrir les bestiaux avec des OGM n’a pas de conséquence sur la qualité sanitaire et nutritionnelle de la viande » c’est la conclusion de l’étude publiée par l’association américaine Concil for Agriculture Science and Technology (CAST). Cette structure à but non lucratif a pour vocation de communiquer l’information scientifique dans le domaine de l’agroalimentaire, de l’agriculture et de l’environnement. Elle repose sur un réseau de 38 sociétés scientifiques et professionnelles (associations, entreprises privées, coopératives, fondations…). Cette synthèse qui compile de nombreuses études internationales menées sur des poulets, des porcs, des moutons, des bovins (dont vaches laitières et buffles), des lapins et des poissons nourris avec des variétés OGM comme le soja, le maïs en grain ou encore la betterave, tire plusieurs conclusions.
La première est que par leur alimentation, l’homme et l’animal ingèrent en permanence de l’ADN provenant d’autres espèces. Au même titre que l’ADN d’autres sources, la consommation d’ADN issu d’une plante OGM ne présente par de risque sanitaire pour les hommes et les animaux. Le second point mis en évidence par cette étude est que les fragments d’ADN ingérés qui peuvent éventuellement se retrouver dans les tissus ou les fluides des animaux ne sont plus fonctionnels. A ce titre, leur présence n’a jamais été associée à des effets néfastes.
Enfin, la troisième déduction est qu’aucun gène entier ou fragment de gène issu d’une plante n’a jamais été détecté dans le génome d’un animal ou d’un homme, confirmant ainsi le fait qu’il n’y a pas d’intégration. Par ailleurs, la synthèse affirme qu’il n’existe pas de données scientifiques qui permettent de penser que la viande, le lait et les œufs issus d’animaux nourris aux OGM ne soient pas aussi sûrs que ceux issus d’animaux nourris sans OGM.
Une culture encore marginale
Rappelons qu’en Europe, 5 plantes alimentaires sont autorisées pour l’instant. Il s’agit de 3 variétés de coton, de 12 sortes de maïs, de 5 types de colza, d’une variété de soja et de 2 types d’oeillet. En France, la culture d’OGM est subordonnée à l’autorisation de la Commission du Génie Biomoléculaire (CGB) qui examine, au cas par cas, les demandes de dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement à des fins de recherche et de
développement ou de mise sur le marché. Au total, environ 4500 hectares de maïs génétiquement modifiés auraient été récoltés en France en 2006, alors que les superficies totales de culture de maïs représentent 3 millions d’hectares. Selon plusieurs associations écologistes, il existe aujourd’hui 33 champs d’essai OGM dans l’Hexagone dont le plus grands nombre est situé dans les régions d’Orléans, de Clermont-Ferrand, de Toulouse et de Montauban.