Aller au contenu principal

L’agneau s’invite à la Fête des Mères

Deux vagues de pub sont prévues cette année. Elles visent à renflouer la consommation.

Le plan media 2005 d’Interbev ovins s’inspire de son propre slogan : « l’agneau, c’est meilleur quand c’est souvent ». Une deuxième vague de publicité télévisée suivra celle lancée lundi. Elle interviendra au moment de la Fête des Mères. L’interprofession entend ainsi réagir à l’effondrement de la consommation de viande ovine. Une baisse de 2,5 % de l’achat des ménages est intervenue l’an dernier, montrant une meilleure résistance par rapport à l’ensemble des viandes de boucherie (-5,1 %). Mais, surtout, l’évolution est de

-27 % en cinq ans. « Le niveau de consommation n’est vraiment pas bon, reconnaît Jacques Giroux, d’Interbev. D’où la décision d’augmenter fortement la présence en TV, avec en parallèle des actions dans les points de vente ». La campagne de pub est renforcée avant Pâques. Amorcée cette semaine, elle doit se poursuivre jusqu’au 3 mars. Une deuxième phase est annoncée du 23 au 28 mai, puis sur les week-ends du 3 au 5 juin et du 10 au 12 juin. De la PLV est prévue, sous une forme restant à déterminer. Le message n’est pas non plus complètement défini. Faut-il inventer l’agneau de la Fête des Mères, comme le veau de la Pentecôte ? La période est propice. Elle correspond à une arrivée en masse de la production. C’est aussi à ce moment-là que les barbecues fleurissent dans les jardins.

Sortir de l’oubli

« L’objectif est d’augmenter la fréquence d’achat, souligne Denis Lerouge, de l’agence Comaral. Les distributeurs et les consommateurs ne pensent pas assez à la viande ovine ». Pour expliquer la chute de consommation, il avance plusieurs explications. L’agneau est victime d’une flambée des prix (+30 % en cinq ans), d’une moindre activité promotionnelle et d’un manque de visibilité en linéaire. Résultat, le nombre d’acheteurs chute, celui des actes d’achat aussi.

« Le produit est bien perçu, ajoute Jacques Giroux. Mais, les Français perdent l’habitude d’en manger. Il faut soutenir la consommation, même ci cela profite aux importations. Les distributeurs doivent maintenir l’agneau dans les rayons ».

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio