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L’activité a tardé à se ralentir

Une trêve des confiseurs tardive et une fermeté fondamentale persistante marquent le marché du blé à l’approche des fêtes. Les cours du blé ont confirmé tout au long de la semaine dernière la hausse précédente, tant sur Euronext que sur le marché physique.
Période du 7 au 13 décembre. Le marché du blé se calme un peu à l’approche des fêtes de fin d’année, après des semaines d’intense activité. Les tirages de certificats se sont ralentis la semaine dernière, tout comme les chargements dans les ports. Force est de reconnaître, cependant, que la « trêve des confiseurs » est intervenue tardivement cette année et que les fondamentaux continuent de plaider en faveur d’une forte activité internationale et d’une tension des prix. Comme, cette campagne, la France est un partenaire particulièrement important sur le marché mondial du blé, elle en perçoit directement les réactions. Les cours ont donc confirmé tout au long de la semaine dernière la hausse de la précédente, tant sur Euronext que sur le marché physique où l’on a atteint les 239 euros rendu Rouen, le record depuis le début de la campagne.

Des volumes insuffisants

Les derniers bilans prévisionnels retenus par le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer ne constituent pas une incitation à la détente. Comme nous le supposions dans notre dernier numéro, l’office n’a pu éviter une réévaluation de ses prévisions d’exportations vers les pays tiers, les portant de 11,5 à 11,6 millions de tonnes (Mt). Relèvement symbolique vu le potentiel de demandes de la part des acheteurs vers le marché français, que FranceAgriMer situe entre 13 et 14 Mt. Toutefois, reconnaît le conseil céréales, « notre pays ne disposera pas des volumes suffisants pour répondre à la sollicitation du marché mondial ». 7,5 à 8 Mt seraient chargées d’ici à la fin de l’année, c’est-à-dire au milieu seulement de la campagne, et malgré la baisse du dollar, le blé français reste compétitif.

Ajustements du bilan blé

La France a ainsi participé majoritairement au dernier appel d’offres égyptien en emportant 180 000 t contre 60 000 t pour l’Argentine. Pour préserver une estimation de stock de report pas trop maigre (2,15 Mt), FranceAgriMer a dû procéder à plusieurs ajustements de son bilan blé, notamment à une hausse de la collecte de 175 000 t, la portant à 32,3 Mt. Au 1er novembre, 68 % de ce volume avaient déjà été réalisés, illustrant l’empressement des producteurs à vendre aux hauts prix actuels. Le conseil spécialisé a aussi récupéré 100 000 tonnes sur le poste alimentation animale, considérant que le prix élevé du blé élargissait ce débouché pour les incorporations d’orge et de maïs, plus compétitifs. Dans les deux cas, les prévisions d’incorporations ont été augmentées de 100 000 tonnes. La demande d’orge demeure effectivement soutenue sur le marché intérieur, et les prix fermes.
Malgré la concurrence du maïs sud-américain et des pays du sud-est de l’Union européenne, FranceAgriMer a cru devoir rallonger de 120 000 t ses prévisions de sorties vers la Communauté. Le stock de fin de campagne maïs a donc été révisé en forte baisse, 350 000 t, à 2,3 Mt.

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