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Lactalis s’intéresse à l’alimentation des dénutris

Après la nutrition infantile, le groupe laitier de Laval continue d’investir pour cibler d’autres catégories de la population aux besoins spécifiques comme les personnes âgées dénutries. Ce segment de marché connaît un développement conséquent.

Les produits nutritifs et les ingrédients correspondaient déjà à 11 % du chiffre d’affaires de Lactalis en 2011, sur un total de 15 milliards d’euros. C’est autant que le beurre et la crème, le fromage en représentant 35 % et le lait de consommation 25 %. Ce secteur devrait continuer à se développer fortement dans les prochaines années. « Il y a peu, constate Étienne Hazart, responsable de la recherche et développement du groupe, la part de ce segment de marché était minime ».
Depuis 2008, le groupe de Laval développe la nutrition infantile puis les produits spécialisés sans gluten et sans allergènes comme Valpiform, les produits hypoprotidiques comme Taranis ou encore cliniques comme Delical, compléments nutritionnels oraux adaptés à la dénutrition, Gelodiet, une gamme d’eau gélifiée et de poudre épaississante ou encore Fibreline, riche en fibre pour améliorer le transit intestinal, et Realdiet, une gamme large de nutrition entérale*.
Lactalis s’est intéressé spécifiquement à l’alimentation des dénutris dont la pathologie se caractérise par un apport insuffisant en nutriment. Elle touche 650 000 personnes en France, exclusivement des seniors. Or, la dénutrition accentue la dépendance et augmente les risques de morbidité et de mortalité.

Tests organoleptiques

Deux desserts spécifiques du groupe lavallois ont été testés auprès de patients angevins et dijonnais dans le cadre du programme de recherche baptisé Aupalesens (augmentation du plaisir alimentaire et sensoriel des seniors) et labellisé par les deux pôles de compétitivité Vitagora et Valorial. « La mise au point d’un tel produit est difficile, constate le responsable en recherche et développement. Il ne suffit pas de rajouter des arômes pour que la personne âgée apprécie et finalement consomme. Nous travaillons par exemple sur la texture pour rendre le produit plus appétant ». Et d’ajouter : « Non seulement nous devons tenir compte des caractéristiques nutritionnelles mais aussi des normes réglementaires, des limites techniques notamment en termes de formulation, de process et du coût, qui doit être le plus bas possible ». Rapportées dans le cadre du colloque organisé à l’Esa d’Angers le 15 novembre sur « l’ alimentation : quelles réponses face aux besoins spécifiques ? », ces réflexions confirment la difficulté d’élaborer de nouveaux produits susceptibles de satisfaire ces populations. Les plus dépendantes sont aussi celles qui sont les plus sélectives vis-à-vis des produits. Sur les 71 produits testés, jusqu’à 40 n’avaient pas la faveur de certaines personnes dénutries.

* produit adapté quand la nutrition orale n’est plus possible. 

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