Aller au contenu principal

L’ACEHF crée un label de restauration hospitalière

Un label « restauration de santé » est disponible pour les établissements du secteur hospitalier.

Après la restauration scolaire qui a mis en place une norme de service NF, c'est au tour de la restauration de santé de disposer de son propre référentiel, via la création d'un label certifié. Il y a deux ans, l'ACEHF (association culinaire des établissements hospitaliers de France) a commencé à plancher sur le sujet, pour proposer un cadre plus adapté à l'attente des patients, nombreux à ne pas être satisfaits des services proposés.

Le travail, effectué avec l'organisme de certification Aucert, a débouché sur la création de 43 points d'exigences pour améliorer la qualité de la prestation de repas, homologué en septembre. La dimension de la restauration s'avère incohérente avec les besoins « dans un bon nombre d'établissements », explique Loris Marconi, président de l'ACEHF et pilote du groupe de travail sur le « label de restauration santé ». Parmi les points listés dans les exigences, figure notamment un service du soir effectué au plus tôt à 18h30, alors qu'un certain nombre d'établissements a institué des dîners de plus en plus tôt, certains frôlant la fin de l'après-midi.

Le dîner un peu plus tard !

Le référentiel élaboré par l'ACEHF et Aucert, spécialiste en conduite de projet, a débouché sur 7 critères essentiels (voir encadré) qui vont au-delà de la réglementation existante, sans entrer en contradiction avec elle. Les implications sont par exemple de fixer certaines limites et obligations. Au niveau des matières premières, le label impose de servir des viandes hachées non séparées mécaniquement, ou de servir des recettes et produits locaux au moins une fois par mois. Un travail entamé avec le syndicat national des labels avicoles a débouché sur la présence de volailles labellisées au moins une fois par mois. « Il paraissait difficile de faire moins » concède M. Marconi, qui a souhaité intégrer le personnel au référentiel du label, par le biais de l'exigence de formation et de compétences. Elles servent à la fois les patients et valorisent le personnel de restauration.

« Cette certification est orientée vers la qualité de la prestation » résume Loris Marconi. Les établissements désireux d'être certifiés et de mettre en avant cet atout vis-à-vis des clients doivent passer par la procédure d'audit, qui comporte la visite de l'établissement et l'étude de son fonctionnement.

Une fois la certification accordée, une visite annuelle décide de son maintien. Avant d'entamer cette étape, le label doit déjà convaincre son premier établissement, compte tenu de sa récente création. Si les établissements de santé tiennent compte des demandes extérieures, ce préalable pourrait se dérouler assez vite.

Rédaction Réussir

Les plus lus

Terrains de stockage et troupeaux au Brésil
Viande bovine : la Rabobank prévoit une baisse de la production mais s’inquiète de la demande en 2026

Les prévisions de la Rabobank sont à une poursuite de la baisse de l’offre mondiale de viande bovine, et une hausse des prix…

Mamie au supermarché
7 marqueurs de l’alimentation des seniors d’aujourd’hui

Les habitudes alimentaires des Français de plus de 65 ans ou plus ont évolué avec le changement générationnel. Ces dernières…

usine
Canicule : « on constate des mortalités de +1000 % sur la volaille, +200 % en porc, +45 % en bovins » en Normandie et Pays-de-la-Loire

La vague de chaleur qui frappe la France a des conséquences sévères sur la mortalité en élevage, notamment en volaille. Gilles…

Javier Prida
Œufs : Le premier quota d’ovoproduits réservé au Mercosur rempli sur le champ par une seule entreprise

La firme argentine Ovoprot a fourni en quelques jours le premier quota détaxé d’ovoproduits attribué au Mercosur dans le cadre…

Œufs : la forte mortalité en poules pondeuses inquiète les opérateurs

L’évolution des prix des œufs français, au 25 juin 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la…

carte de la chine avec des produits laitiers
Produits laitiers : « le secteur chinois veut aller vers des produits à plus forte valeur ajoutée, en concurrence avec les importations »

Le déséquilibre sur le marché du lait en Chine se traduit sur les entreprises agricoles du pays, mais aussi sur les échanges.…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio