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L’abattoir de Villeneuve-sur-Lot sur la voie du redressement

Le directeur, le responsable maintenance, la responsable qualité et le chef de chaîne de l'abattoir de Villeneuve-sur-Lot bien décidés à atteindre les 5000 tonnes d'ici la fin de l'année.
© F. P./Apap

En décembre 2015, à la suite d’une liquidation judiciaire, faute de repreneur, l’abattoir de Villeneuve-sur-Lot a été repris, dans le cadre d’une SAS, par la chambre d’agriculture et les apporteurs, avec pour objectif d’atteindre les 5 000 tonnes nécessaires à préserver l’équilibre financier de la structure et ses 21 emplois. 4 000 tonnes en 2015, 4 800 tonnes en 2016…

Laurent Magot, directeur de la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne et de l’abattoir, constate toutefois que la défaillance d’un gros apporteur de veaux a rendu la progression plus lente que prévu.Les efforts ont d'abord été concentrés sur les marchés de proximité. Le volume des bouchers locaux est ainsi passé de 15 à 20 % pendant que la part des grossistes progressait de 9 à 14 %. Dans le même temps, l’abattoir a transformé 300 tonnes de porcs pour l’entreprise Pajau. Des démarches ont également été menées en direction des collectivités locales.

Le circuit de la restauration collective d’Agen en veau et bœuf a ainsi été récupéré. « 50 à 100 tonnes pour en premier test avec la mairie en 2016 », indique Laurent Magot, en précisant que ce coup d’essai a permis de passer à l’échelle de l’agglomération avec l’espoir de multiplier le volume par dix. La direction de l’abattoir espère par ailleurs décrocher la certification de SVA (groupe Intermarché) en fin d’année avec la perspective d’une livraison hebdomadaire. Un premier test physique a eu lieu, il y en aura un second. D’ici là, le 7 juin, l’abattoir s’est testé au kasher (il dispose déjà de l’agrément halal).

En un an, 200 000 euros ont été investis dans la sécurisation des entrées de l’abattoir, l’amélioration des postes de travail (notamment des nacelles), l’installation de caméras de surveillance, la station d’épuration, la réfection d’une partie de la toiture ou les travaux d’économie d’énergie.

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