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La volatilité domine le marché

Le nouveau rapport USDA a opéré une révision spectaculaire à la baisse de la production américaine de maïs, pour cause de réduction des rendements. Cet épisode a été le déclencheur de la reprise brutale des prix du blé.

Période du 5 au 11 octobre. Nous pouvons reprendre le préambule de notre dernier commentaire : « Un rapport chasse l’autre ». Celui de l’USDA (département américain à l’Agriculture) publié le 30 septembre rectifiait en hausse les stocks américains, participant à un retrait massif des intervenants sur les marchés à terme. Le recul brutal des cours sur ces marchés, se traduisant sur le marché physique par un retrait quasi instantané de plus de 20 euros, les cours passant sous la barre des 200 euros rendu Rouen. Le nouveau rapport USDA du 8 octobre a bouleversé la donne, notamment à partir d’une révision considérable et surprenante, à la baisse, de la production américaine de maïs (-12,9 millions de tonnes) pour cause de réduction des rendements. La récolte mondiale est maintenant annoncée par l’USDA, à 819,6 Mt contre 826 Mt dans le précédent rapport mensuel. Les stocks mondiaux de maïs sont revus en baisse de 3,2 Mt, le relèvement des stocks en Argentine, au Canada ou dans l’Union européenne (UE) amortissant partiellement la diminution américaine de 5,4 Mt du stock américain.

L’exportation française de blé revue en hausse

Le chapitre maïs a été le déclencheur de la reprise brutale des prix du blé, dont la production mondiale a été ajustée en retrait de 1,6 Mt, à 641,4 Mt. Même si la récolte de l’Union européenne a été relevée de 500 000 t, la prévision du stock mondial régresse de 3,2 Mt à 132,4 Mt, ce qui n’est quand même pas une situation de pénurie. D’ailleurs, la flambée des prix du blé de vendredi dernier s’est atténuée en clôture à Chicago comme sur Euronext en début de semaine.
Sur l’activité du marché physique français, le niveau d’exportation de blé tendre est exceptionnel.
En juillet, les sorties de blé tendre ont atteint 1 336 353 t, c’est-à-dire près de 40 % de plus qu’en juillet 2009. Les ventes à l’UE ont porté sur 572 000 t, en hausse de 15 %, tandis que les exportations vers les pays tiers progressaient de 66 %, à 764 314 t. Ces chiffres ne concernent que le premier mois de la campagne, mais avec le rythme de délivrance de certificats et la demande toujours aussi soutenue en portuaire, ils permettent à FranceAgriMer un nouvel ajustement en hausse de 500 000 t des ventes aux pays tiers, portées au niveau impressionnant de 11,5 Mt. Nous reviendrons plus en détail sur ce conseil spécialisé qui se déroule à l’heure où nous rédigeons ces lignes, mais dont on sait d’ores et déjà qu’il comportera une augmentation de collecte de blé de 600 000 t par rapport à l’estimation de septembre, le stock de report s’annonçant très léger à 2,15 Mt. Ces chiffres laissent présumer une persistance de la fermeté.
Le stock d’orge, allégé de quelque 900 000 t d’intervention, retrouvera un report moins pléthorique, de 1,56 Mt. Celui du maïs, pour lequel les rendements sont estimés en baisse de 3,2 % à 88 qx/ha, se situerait dans la bonne moyenne, avec 2,18 Mt.

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