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La volatilité cherche ses raisons

Après la vive réaction haussière causée par l’hypothèse d’une forte réduction de la récolte de blé et d’orge, la persistance des pluies a fait repartir le marché à la baisse au début de la troisième semaine de juin.
Période du 7 au 13 juin. Le ministère de l’Agriculture, dans sa note mensuelle Agreste sur l’état des cultures au 1er juin, a confirmé les perspectives de forte baisse de récolte d’orge de FranceAgriMer (voir notre édition quotidienne du 9 juin), en estimant la production d’orge d’hiver en recul de 18 %, à 6,2 millions de tonnes (Mt), en raison d’une baisse des rendements de 8 quintaux/ha, à 57 quintaux/ha, conjuguée à une réduction des surfaces de 72 000 ha. La production serait ainsi inférieure de 22 % sur la moyenne quinquennale. Pour les autres cultures céréalières, le ministère n’a pas modifié notablement ses estimations de surfaces, maintenant la sole de blé à 5 millions d’hectares (Mha) et celle de maïs à 15,1 Mha (hors semences). En dehors de l’orge d’hiver et du colza (lire page voisine) le ministère ne se livre à aucune prévision de rendement.

Le marché d’export demeure actif

Après la vive réaction haussière causée par l’hypothèse d’une forte réduction de la récolte de blé et d’orge, le marché est reparti à la baisse au début de la troisième semaine de juin, la persistance des précipitations laissant espérer un moindre mal que prévu sur les cultures. Par ailleurs, la situation économique internationale freine la demande et les engagements des investisseurs, contribuant au décrochage des prix qui affichent toujours une grande volatilité. Bien que les demandes de certificats d’exportation de blé ralentissent en cette fin de campagne (128 300 t délivrées du 1er au 7 juin, mais presque exclusivement pour la France), le marché d’export est demeuré actif en juin, justifiant la forte augmentation (+ 400 000 t) de prévision émise par FranceAgriMer le 8 juin. À la date du 1er avril, les exportations de blé tendre vers les pays tiers atteignaient 10,2 Mt, en hausse de 44 % sur l’an dernier. Il est évidemment exclu d’approcher un tel résultat en 2011-2012, compte tenu de la diminution de notre disponible exportable.

Les ventes à l’UE pourraient se renforcer

Par contre, les ventes à l’Union européenne, en retard de 3,6 % pour la même période avec 4,9 Mt, pourraient se renforcer en raison d’un manque probable de blé fourrager dans le Nord de l’UE (le Sud se tournerait plutôt vers les pays de l’Est). Les exportations d’orge sur cette même période de juillet 2010 à avril 2011 ont été en progression de 13 %, grâce à l’augmentation des sorties vers les pays tiers : 1 Mt. Là encore, il n’en faudra pas attendre autant de la maigre récolte de 2011.
À noter que le comité de gestion céréales du 9 juin a enregistré la fin du déblocage du stock d’intervention d’orge qui aura pesé quelques mois sur ce marché.
En ce concerne le maïs, le marché européen se contente actuellement de s’aligner sur la tendance américaine et d’observer l’état des cultures, pour l’heure satisfaisant.

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