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La Sopexa veut désacraliser la gastronomie française

Les produits français seraient devenus trop élitistes. D’où l’empressement des marques à jouer sur la convivialité.

La Sopexa avait vu les choses en grand pour le lancement de son opération de promotion des produits agroalimentaires français à l’export baptisée « l’apéritif à la française ». C’est depuis le 1er étage de la Tour Eiffel et en présence de nombreuses personnalités (Hervé Gaymard, ministre de l’Agriculture, Léon Bertrand, secrétaire d’état au Tourisme, représentants d’ambassades, hauts responsables de l’agriculture et de l’agroalimentaire français) que son président, Dominique Chardon a présenté mercredi dernier les contours d’un événement qui lui tenait particulièrement à cœur. Le principe est le suivant : instaurer une journée annuelle de promotion des produits français dans un grand nombre de métropoles étrangères afin de faire retrouver aux « leaders d’opinion» mondiaux, le goût des produits français liés au rituel de l’apéritif : vins, spiritueux, fruits et légumes, charcuterie, foie gras, fromages, etc.

Car M. Chardon en est persuadé depuis longtemps : les produits de la gastronomie française, à force de cultiver une image d’excellence, ont fini par apparaître comme trop élitiste et guindés chez les consommateurs étrangers. « Le vrai problème est que nos produits sont trop bons ! », s’est exclamé D. Chardon mercredi. D’où l’idée de les présenter dans le contexte dans lequel ils sont consommés en France, à savoir en toute simplicité et convivialité, sous la forme d’un vaste apéritif dont la mode est précisément qu’il se prolonge, ici comme ailleurs, en « apéritif dînatoire ».

Un budget de 1,5 Me

La première édition de «l’apéritif à la française» aura lieu le 3 juin prochain, dans 17 villes de 12 pays Tokyo, New York, Shanghaï, Moscou, Amsterdam, Varsovie, Londres, Montréal, Toronto, Dublin, Pékin, Cologne, TaiPei, Hong-Kong, Kyoto, Bangkok, Stockholm.. Les équipes expatriées de la Sopexa, moteurs de l’opération, organiseront ce jour-là des cocktails (pardon, des apéritifs !) dans des lieux emblématiques et en présence de responsables professionnels, artistiques et culturels. « Respect des diversités culturelles » oblige, les manifestations seront adaptées aux habitudes de chaque pays, comme à Moscou, où Hervé Gaymard donnera le coup d’envoi de l’opération dans les jardins de l’Hermitage. Ces manifestations seront accompagnées de multiples opérations de promotion et de publicité dans les pays concernés.

Pour sa première année, l’apéritif à la française bénéficiera d’un budget non négligeable : 1,5 Me, financé à 60 % par la Sopexa sur des fonds abondés par le ministère de l’Agriculture et à 40 % par des sponsors.

À noter que de nombreuses interprofessions et entreprises se sont associées financièrement à l’opération. Parmi elles, Pernod Ricard (bien sûr), mais aussi Lactalis, Fruits d’été de France, Perle du Nord, Aoste, Stoeffler et Inaporc et d’autres. Le secteur de la viande est bien représenté. La présence de Guillaume Roué (Inaporc), Laurent Spanghero (FNICGV) et Jean-Michel Fritsch (FNCBV) à la présentation de l’opération témoigne de cet intérêt.L’apéritif à la française aura lieu chaque année, le 1er jeudi de juin.

Rédaction Réussir

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