Aller au contenu principal

La Sodem inaugure un abattoir ultra moderne

6 M Eur ont été injectés pour moderniser l’abattoir ovins. La chaîne est entièrement automatisée.

Les nouvelles installations de la Sodem ont été inaugurées ce week-end par le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau. De très importants travaux de modernisation viennent d’être réalisés sur le site du Vigeant, au sud de la Vienne. Le plus gros abattoir privé ovins dispose d’une nouvelle chaîne entièrement automatisée, à la pointe de la technologie et répondant aux dernières normes sanitaires européennes. Elle permet d’atteindre une cadence de 400 animaux à l’heure. Un atelier de découpe attenant offre des viandes découpées et conditionnées en barquettes et caissettes, ainsi que des produits élaborés, notamment des merguez, saucisses d’agneau, poitrines farcies.

« Il faut oser investir comme ça, dans une conjoncture plutôt difficile », souligne le directeur Gérard Dutriat. Près de 6 millions d’euros ont été injectés. Un effort financier partagé par les éleveurs, propriétaires de l’outil. Ce dernier a doublé de superficie, passant de 2 500 à 5 000 m2. Le confort des salariés est amélioré. Des progrès sont aussi faits dans le domaine de la pénibilité du travail, avec l’utilisation de technologies venues de l’étranger.

L’abattoir est le seul en France à être équipé d’un système d’aspiration des déchets. Les matières à bas risque et à haut risque circulent dans des tubes séparés et aboutissent dans une salle froide. « Avant, les déchets étaient collectés dans des bacs, qu’il fallait pousser, décharger, explique-t-il. L’équarrisseur passait 3 heures à vider une cinquantaine de caissons. Aujourd’hui, il n’en a plus que deux à récupérer. Cela évite des mélanges ». Plusieurs taches deviennent automatisées, au niveau du coupe tête, du coupe patte, du traitement des abats blancs sur tapis. La saignée est facilitée : deux bouchers se contentent d’accrocher les pattes de devant, l’animal étant soulevé de manière mécanique.

Nouvel atelier de découpe

Une nouvelle technologie est employée pour les chambres froides, dont la capacité est multipliée par deux. Elle fonctionne à partir d’eau glycolée. L’avantage est l’obtention d’un froid constant. La surface dédiée au ressuyage est triplée. Cette opération est réalisée en 1 h 45 au lieu de 2 h 30 par le passé, avec le même résultat. L’activité de transformation est largement accrue, passant de 8 à 80 tonnes. 18 personnes travaillent dans le nouvel atelier de découpe, contre 6 auparavant. Remis aux normes européennes d’hygiène et de sécurité alimentaire avec de nouvelles procédures de travail, il offre des PAD, la mise sous vide, des UVC.

L’abattoir ovins du Vigeant est le deuxième en taille, derrière celui de Sisteron. Il produit en moyenne 1 500 têtes par jour, soit un volume de 7 500 tonnes de carcasses par an. Cette production est vendue auprès des plus importants grossistes, dans l’ensemble de la grande distribution, à l’exception de Cora, chez une multitude de petits bouchers indépendants. La Sodem compte également développer de nouveaux marchés, comme les collectivités, la restauration rapide. L’obtention en cours de la norme IFS est un argument de plus en sa faveur.

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio