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La Sica toujours en attente de ses plateformes logistiques

Si la Sica Saint-Pol reste la première organisation de producteurs de légumes de France avec 260 000 tonnes de légumes et 200 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015 (la moité à l'export), son avenir s'écrit dans la segmentation et la différenciation. C'est le seul rempart de protection pour que ses 1 100 adhérents existent encore demain. Il n'y a, en effet, pas d'autre alternative sur un marché européen où « l'écart de compétitivité avec la France est de 30 %, explique Jean-François Jacob, président, nous sommes condamnés à aller vers plus de valorisation ». La Sica Saint-Pol comptait faire un pas décisif dans ce sens en mettant en route ses deux nouvelles plateformes logistiques (Saint-Pol-de-Léon et Cléder-Plouescat) censées remplacer huit de ses dix-sept stations de conditionnement. Massification des flux, systèmes de lavage, lignes d'emballage sur mesure, ces couteaux suisses du XXIe siècle devaient renforcer la capacité de la Sica à faire plus de qualité et segmenter toujours plus une gamme de trente et un légumes et de 70 000 références. Las ! Ce projet de construction lancé en 2011 est stoppé en conséquence de plusieurs recours contre le permis et le plan local d'urbanisme. Le PLU de Saint-Pol-de-Léon a été jugé conforme en juillet dernier et un nouveau permis de construire délivré en novembre. Il a de nouveau été attaqué. Le PLU de Cléder-Plouescat vient tout juste de passer en enquête publique. Le président de la Sica n'ose plus donner de date quant à la mise en service de ces plateformes. Mais pendant ce temps-là, « les autres bassins continuent d'avancer. C'est pour nous un blocage majeur qui hypothèque notre avenir », regrette Jean-François Jacob, qui rappelle les surcoûts énergétiques de refroidissement des stations actuelles et les freins logistiques. Franck Jourdain

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