Aller au contenu principal

La salers Label Rouge arrive en boucherie

Une dizaine de bouchers sont sur les rangs. Les techniciens s'activent pour recruter des éleveurs.

Le coup d'envoi a été donné mardi, dans la boucherie de Philippe Autieri, à Nîmes (Gard). Pour la première fois, la viande de salers Label Rouge a fait son apparition sur les étals. Tout a commencé le 2 novembre au Pôle Viande d'Aurillac. Après l'abattage, les carcasses ont suivi une maturation dans les frigos de Covial. Cette phase a duré de 12 à 14 jours pour les arrière (4 jours conseillés pour les avant), avant la livraison en boucherie artisanale. Le produit n'est pas destiné à la vente en grandes surfaces.

Un lancement officiel est prévu à la mi-décembre dans une boucherie d'Aurillac. Paris et Lyon suivront en début d'année prochaine. « Au total, une dizaine de boucheries sont sur les rangs, précise Richard Fabre, commercial à Covial. J'espère pouvoir toutes les livrer vers le milieu de 2005. L'important est d'arriver à une diffusion sur tout le territoire, pour communiquer sur l'aspect national du label. Mais pour l'heure, la marchandise manque. Il y a du pain sur la planche pour que l'approvisionnement soit régulier toute l'année. »

3 à 4 bêtes par semaine

Mercredi, un chef de Bocuse est venu examiner la filière dans le Cantal. Signe que la grande restauration s'intéresse elle aussi au produit. Le chef a vérifié les conditions d'élevage, d'abattage, de découpe et a dégusté un pot au feu dans une exploitation. « La salers est particulière, comparativement aux autres races,souligne Richard Fabre. Elle réclame un état d'esprit. Pour éviter les surprises, le boucher est tenu de l'essayer pendant un mois. Le rendement n'est pas celui d'une charolaise ou d'une limousine. Mais, le goût et la tendreté sont au rendez-vous, après une bonne maturation. »

Sur le terrain, les techniciens s'activent pour recruter des éleveurs. Une centaine de contrats d'adhésion à l'Association Salers Label Rouge a été signé dans le Cantal. Des éleveurs de salers dans l'Ouest et l'Est de la France mettent en place leur propre structure régionale. « La priorité est donnée aux producteurs ayant déjà livré des bêtes répondant aux critères d'âge, de poids et de conformation, signale Alain Lissac, responsable des groupements de producteurs de la coopérative des Eleveurs du Pays Vert. Plusieurs visites en exploitation permettent de planifier les livraisons. »

Le planning actuel est de 3 à 4 bêtes par semaine. La coopérative vise 10 à 12 bêtes hebdomadaires d'ici à un an. « Il est difficile d'étaler la production en zone de montagne, où les saisons sont très marquées », admet-il.

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio