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La restauration moderne fait des accros

Pratique, peu chère, la restauration moderne a conquis des clients fidèles qui y ont recours fréquemment.

Le point fort de la restauration moderne (boulangeries, sandwicheries, stations-services, restaurations de gare, d'aéroports, de magasins) est d'avoir réussi à conquérir des clients fidèles. Avec un ticket moyen de 3,7 euros, soit deux fois moins que celui de la restauration traditionnelle de 8,6 euros, la restauration moderne attire des clients qui reviennent facilement 3/4 fois dans la semaine, d'après une étude réalisée d'octobre 2004 à août 2005 par le groupe NPD, société internationale d'études marketing. La restauration moderne représente, en valeur, 1/4 de la restauration traditionnelle (restaurants, cafés brasseries, etc...) pour 3/4 de la fréquentation. Le client type a majoritairement entre 25 et 49 ans (47%), est plutôt féminin (à 54%), et de catégorie socio-professionnelle supérieure (48%). Il est motivé, pendant les heures de repas, par un soucis de commodité ou d'optimisation du temps libre. Mais une fois sur trois, poussé par « une envie impulsive », il fréquente aussi la restauration moderne en dehors des repas. En cumulant 57,8% des visites, les boulangeries et les sandwicheries arrivent en tête de la restauration moderne. Autre fait important : 28% des visites sont réalisées dans des lieux où la restauration n'est que l'activité secondaire tels que les magasins ou encore les stations service. Les autres types de restauration rapide ne recueillent que 13,3% des visites.

Le déjeuner à développer

Si elle possède des clients très fidèles, la restauration moderne présente pour l'instant le handicap de convertir difficilement de nouveaux consommateurs. 37,5% des personnes interrogées par NPD ont eu au moins une fois recours dans le mois à la restauration moderne contre 52,4% pour la restauration dite traditionnelle. « Le principal défi de la restauration moderne sera de développer et de diversifier sa base de clientèle, et plus particulièrement sur le créneau du déjeuner en semaine», conclut Christine Tartanson, directrice de la division foodservice France de NPD group. Mais sur ce créneau elle devra compter avec la restauration collective.

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