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La reprise reste encore indécise

Le marché de gré à gré n’a pas failli à la tradition de la trêve des confiseurs, sauf sur le plan des prix, sous l’influence de marchés à terme qui, eux, n’ont pas sombré dans la léthargie. Depuis la mi-décembre, les cours du blé n’ont pas cessé de se dégrader.

Période du 18 décembre 2012 au 7 janvier 2013. Producteurs, organismes stockeurs, courtiers, utilisateurs, devraient revenir au marché physique ces prochains jours, après quelque trois semaines d’une activité réduite à sa plus simple expression, permettant surtout aux fabricants d’aliments du bétail de se couvrir pour des compléments d’approvisionnement urgents. Une exception cependant en ce qui concerne les chargements dans les ports qui ont repris un bon rythme en blé, voire en orge. Le marché de gré à gré n’a donc pas failli à la tradition de la trêve des confiseurs, sauf sur le plan des prix, sous l’influence de marchés à terme qui, pour leur part, n’ont pas sombré dans la léthargie.

25 euros perdus sur Euronext

En effet, depuis la deuxième décade de décembre, les cours du blé n’ont cessé de se dégrader, perdant environ 25 euros sur Euronext entre novembre (où ils étaient à leur plus haut niveau depuis le début de la campagne) et ce début janvier. On peut faire porter, en premier lieu, la responsabilité de cette forte tendance baissière aux ventes massives par les fonds, délaissant les marchés des matières premières pour celui des actions dont ils jugent maintenant la capacité de progression plus importante que celle des céréales.
Cette période a donc été marquée par l’extrême financiarisation des marchés des matières premières agricoles. Le « suspense » qui a marqué durant les derniers jours de décembre le débat fiscal américain, a constitué aussi un facteur d’hésitation chez les investisseurs, s’accompagnant d’une baisse du dollar préjudiciable pour le blé européen à l’export.

Un dollar compétitif

En ce début d’année, la monnaie américaine s’est renforcée, mais l’origine nord-américaine reste actuellement la plus compétitive sur le marché mondial, et la plus importante concurrente pour les exportateurs européens. Par exemple, le blé américain a pris fortement position sur le marché égyptien (l’Égypte a d’ailleurs revu en baisse de 1 Mt ses besoins d’importation pour cette campagne) et certains de nos clients traditionnels, comme l’Algérie et le Maroc, ne dédaigneront pas l’origine américaine s’ils y trouvent avantage. Cela étant, la demande internationale reste forte et la baisse des prix peut la stimuler.
Les prix du maïs ont subi le même sort baissier que le blé sur le marché de Chicago, pour les raisons identiques de comportement vendeur des fonds, auquel se sont ajoutés un important ralentissement des exportations américaine, concurrencées par l’Ukraine et le Brésil, une amélioration des conditions climatiques en Argentine et des perspectives d’emblavements records aux États-Unis. Le marché à terme européen a suivi la tendance imposée par Chicago. Quant au marché physique français, il attend l’essoufflement de l’offre ukrainienne pour trouver son débouché européen.

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