Aller au contenu principal

La réforme de la PAC a dopé le revenu agricole

Bien que très controversée, la réforme de la politique agricole commune a eu un effet positif sur le revenu agricole, constatent Les Marchés quatre ans plus tard. Une des raisons qui pousse sans doute les organisations agricoles à défendre aujourd’hui un stand-by de la réforme jusqu’à 2013.

« Le revenu agricole moyen par exploitation en termes réels a augmenté en moyenne annuelle de 3,9 % par an entre 1991, dernière année précédant la réforme de la Pac et 1995 ». C’est ce qui ressort d’une étude menée par le Scees (service central des enquêtes et études statistiques) du ministère de l’Agriculture, dont l’objet était d’étudier les conséquences de la réforme de la PAC sur le revenu agricole. Une croissance en partie liée à la diminution du nombre des exploitations. Le revenu global agricole n’a finalement augmenté que de 1,4 % par an, mais comme les « convives » sont moins nombreux à se partager le gâteau…

Si la tendance est clairement positive, elle masque toutefois de fortes fluctuations annuelles. Ainsi, en 1991 et 1992, le revenu a connu une évolution négative, avec respectivement -1 et -6,7 %. La tendance s’est ensuite inversée en 1994 et 1995, avec +12,6 % puis +10,4 %. La hausse du revenu agricole moyen par exploitation masque en fait un transfert des sources de revenu. Ainsi, la baisse de la valeur ajoutée de l’agriculture (191,1 milliards de francs en 1990, contre seulement 158,6 milliards de francs en 1995), liée au recul des prix agricoles et plus précisément à la diminution des aides transitant par le marché (42,98 milliards de francs en 1991, contre 16,59 milliards de francs en 1995) a été compensée par la mise en place d’aides directes. Les subventions d’exploitation sont passées de 12,9 milliards de francs à 50,1 milliards de francs (soit une progression de 37,2 milliards de francs). « Cette augmentation des subventions est entièrement liée à la réforme de la PAC » qui, précise l’étude, a débouché sur « la réduction du soutien par les prix et la compensation des effets sur le revenu par l’attribution d’aides directes aux agriculteurs ». Le panel des aides s’est diversifié, avec des aides compensatrices aux oléagineux dès 1992, des aides pour le gel des terres, la baisse des prix des céréales ou des protéagineux , etc.

Rédaction Réussir

Les plus lus

sept personnes
Porc : les premiers abats blancs français arrivent en Chine

La France a obtenu après de longues négociations l’agrément pour exporter des abats blancs en Chine. Les premiers conteneurs…

viande emballée en usine
Viande bovine : qu’importe et qu’exporte l’Allemagne ?

L’Allemagne est très intégrée dans les échanges communautaires de viande bovine. Elle importe notamment 40 % de sa…

oeuf cassé par une machine industrielle
Les prix des œufs pour la casserie reculent avant le férié

L’évolution des prix des œufs français, au 23 avril 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la…

vache a la traite
Prix du lait : écart record entre bio et conventionnel

Alors que les prix du lait conventionnel se tassent en Europe, reflet de la hausse des disponibilités, les prix du lait bio…

photo rayon viande haché
Les prix des bovins baissent, que se passe-t-il sur le marché de la viande ?

La baisse des prix des gros bovins au printemps suscite l’ire de l’amont, alors que les abattoirs se plaignent d’une…

Crousty Chicken de Le Gaulois
LDC : comment Le Gaulois innove pour suivre les tendances en volaille

La consommation de volailles se tourne davantage vers le poulet et les produits élaborés comme les panés et les charcuteries.…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio