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La nervosité est de retour

Les conditions climatiques de sécheresse au Sud ou de gel au Nord ont entraîné une violente tension sur les marchés. Quant à la production record de soja aux États-Unis, elle ne constitue pas vraiment une inquiétude pour les cours tant la demande est soutenue.
La semaine démarre sur un fort regain de nervosité en céréales comme en oléagineux. Pour le soja, ce sont les conditions climatiques sur l’hémisphère sud avec une sécheresse au Brésil qui provoquent une forte tension sur les cours. En colza, c’est le froid et les gelées l’accompagnant sur les plaines canadiennes qui font craindre le pire pour le canola.
À ce jour, la récolte de colza n’est faite qu’à 26 % contre 60 % habituellement à cette période de l’année et, cerise sur le gâteau, l’inquiétude est forte également en Chine ou les conditions climatiques hivernales sont en avance. Le colza sur le Matif à Paris réagit violemment et atteint son plus haut niveau depuis deux ans et demi.

Nouveau record en perspective pour le soja

Le rapport de septembre du département américain de l’Agriculture (USDA) n’aura finalement pas atténué les interrogations sur les rendements en soja aux États-Unis. L’agence gouvernementale avance l’hypothèse d’une hausse des rendements et d’une production à 94,8 millions de tonnes (Mt). La récolte des fèves débute à peine, ce n’est que dans une dizaine de jours que les travaux atteindront leur apogée et en attendant, les avis divergent. Quoi qu’il en soit, la production de soja aux États-Unis, avec un nouveau record en perspective, ne constitue pas réellement une inquiétude pour le marché. La forte demande adressée aux États-Unis justifie le maintien des prix à leur niveau actuel et l’on ne s’attend guère à une forte pression de la moisson sur les cours. Les sojas à peine récoltés seront expédiés dans les usines ou chargés dans les ports. Tous les indicateurs concernant la consommation sont au vert. Les chiffres de trituration du NOPA (Association des triturateurs américains) ont surpris ce mois-ci par leur niveau supérieur aux attentes. Trituration en hausse et stocks d’huile en baisse mettent en évidence une activité soutenue de l’industrie intérieure.

Des exportations prévues en hausse

Quant aux exportations, difficile de voir fléchir la demande chinoise. L’USDA envisage les importations de graines de la Chine à 55 millions de tonnes , soit 5 millions de plus que l’an dernier et 14 millions de plus qu’il y a deux ans.
Concernant les conditions de semis en Amérique du Sud, la situation s’améliore en Argentine mais demeure sèche au Brésil. Pour ces deux pays, L’USDA maintient ses prévisions de production à 50 et 65 millions de tonnes respectivement.
L’évolution des cours de l’huile de palme attire l’attention : la publication des derniers chiffres du marché malaisien (MPOB) propulse les cours à la baisse. La hausse de la production mensuelle de 6 % et le ralentissement des exportations conduisent à une hausse du stock de 22 %.

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