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La mâche ne connaît pas la crise

Dans un contexte de consommation morose pour les fruits et légumes pourtant plébiscités par les nutritionnistes, un produit fait figure d'exception : la mâche nantaise. Après un début de campagne difficile, un automne chaud avec une production importante et un marché encore peu ouvert, les cours de la mâche sont actuellement à la hausse et le moral des producteurs est plutôt bon. Selon eux, la mâche connaît des croissances en France de 10 à 12 % par an. Deux autres salades, la roquette et le mesclun, sont aussi très prisées, mais avec des volumes encore très inférieurs. Sur 30 000 tonnes de mâche produites dans le bassin du Val de Loire, 17 000 tonnes sont destinées à la France, le reste part essentiellement vers l'Allemagne, l'Espagne de plus en plus et depuis peu, après des années d'effort, le Royaume-Uni. Son goût (doux et noiseté), sa facilité de préparation et ses bonnes propriétés diététiques et nutritionnelles sont à l'origine de la réussite de ce produit mais pas seulement. La communication régulière effectuée sur la mâche y est aussi sûrement pour beaucoup. Sur chaque kilo, 5 centimes d'euro sont dédiés à la communication. Un effort important, surtout quand comme au début de campagne la mâche partait des exploitations à 25 c d'euro le kilo pour un prix de revient à 2 euros. Mais les producteurs du Bassin Val de Loire ne le regrettent pas. Selon un récent sondage effectué par Tns Sofres, un Français sur deux consomme de la mâche. Et si le cœur de cible reste les 35-49 ans, 40 % des 15-24 ans ont consommé de la mâche l'an passé. Autre satisfaction : la consommation n'est plus régionale mais nationale et la mâche semble être une des rares salades qui plaît aux enfants.

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