Aller au contenu principal

La fromagerie Berthaut veut développer son Epoisses

Le transformateur bourguignon investit 7 millions d’euros, convaincu que ce fromage très traditionnel dispose encore d’une marge de progression. Notamment à l’exportation.

Convaincue que le marché de l’Époisses offre encore une nette marge de progression, la fromagerie bourguignonne Berthaut investit 7 millions d’euros dans la création d’une usine dédiée à ce fromage pour l’automne 2007. Implantée en bordure du village d’Époisses (Côte d’Or), cette nouvelle unité d’une superficie de 2 800 m2 bénéficiera d’une capacité de transformation de 20 000 litres de lait par jour pour l’AOC Époisses. « La montée en puissance crescendo de l’ensemble se fera évidemment selon la demande du marché », explique Jean Berthaut, directeur de la société. L’entreprise conservera cependant son unité historique de 2 500 m2, située au cœur du village d’Époisses, pour la fabrication de ses autres spécialités fromagères comme le Soumaintrain, l’Aisy cendré ou encore l’Affidélice. La capacité totale de transformation de ces deux sites passera alors de 16 000 à 28 000 litres de lait par jour. Le siège de la société et le site d’affinage resteront pour le moment installés au cœur de l’actuel atelier. « A plus long terme, il est prévu que la nouvelle usine accueille également le processus d’affinage pour faciliter la logistique », reprend le directeur.

Cet investissement, de taille pour l’entreprise qui réalise 8,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, s’inscrit dans une stratégie de croissance à l’international. Comme sur le marché français, l’Époisses est le produit phare de la fromagerie à l’étranger.

Un fromage en pleine expansion à l’export

Elle exporte déjà 27 % de sa production en Europe du Nord, au Canada, au Japon, en Australie et aux Etats-Unis, et compte rapidement passer le cap des 50 % de volumes commercialisés à l’international. Pour atteindre cet objectif, la fromagerie Berthaut mise avant tout sur le développement du marché outre-Atlantique où elle réalise déjà 7 % de son chiffre d’affaires, soit un quart de son exportation totale. L’entreprise espère atteindre dans un premier temps un objectif minimum de 15 % de croissance par an. « Les consommateurs américains apprécient de plus en plus les produits alimentaires français. Le fromage d’Époisses a su conserver ses saveurs et son authenticité, tout en respectant les normes sanitaires internationales, grâce notamment à un plan de qualification du lait très rigoureux», renchérit le directeur.

L’autre argument de poids pour les consommateurs américains est l’obtention d’une AOC en 1991 qui garantit le lien avec le terroir autour de la gestion des sols, de la sélection des races ou encore de l’alimentation et du confort des animaux. L’Époisses est l’un des rares fromages dont les principes originaux de fabrication n’ont quasiment pas changé. Le lait entier coagule durant 16 heures minimum, avant le moulage, le salage, le séchage puis un affinage de 28 jours minimum, au cours duquel les fromages sont lavés au Marc de Bourgogne.

Les plus lus

drapeau turc qui flotte au vent
Volaille : la Turquie suspend ses exportations pour le Ramadan

Les exportations de volailles turques sont suspendues depuis le 9 février. Cette mesure prise par l’État turc, vise à contenir…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

zone de contention en abattoir
Quels sont les abattoirs de boucherie récemment en difficulté, en infographie

La France a perdu un abattoir sur 5 depuis 2010. En s’appuyant sur la presse locale, Les Marchés a tenté de dresser une carte…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio