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La filière porcine se dispute autour de la mesure du gras

Après le rejet de la nouvelle équation de prédiction du TVM par la Commission, la tension est ravivée entre abatteurs et producteurs. L’enjeu est surtout commercial.

L’Ofival a entamé hier des consultations au sein de la filière porcine. Son souhait ? Obtenir que les abatteurs et les éleveurs se mettent d’accord sur l’actualisation du classement des carcasses. La nouvelle équation de prédiction du Taux de viande maigre (TVM) vient en effet d’être recalée par Bruxelles. « Il y a eu un peu de précipitation dans ce dossier, admet le directeur Yves Berger. Les modifications soumises à la Commission reposent sur un système en cours de discussion ». En clair, la nouvelle équation ne peut être homologuée sans une évolution de la réglementation européenne, qui n’est pas acquise. Le syndicat des abatteurs-découpeurs (SNCP) demande aujourd’hui des comptes : « Pourquoi l’ITP a-t-il appliqué une méthode dont il savait qu’elle n’était pas validée par Bruxelles ? » Hier matin, l’Institut a eu l’occasion de s’expliquer lors d’une réunion au côté d’Uniporc et avec la participation des producteurs (FNP). Les abatteurs seront à leur tour invités à l’Ofival vers la mi-novembre.

« Bruxelles n’a pas dit non, insiste Yves Berger . Son souhait est d’attendre un peu. Il est possible d’obtenir une dérogation pour mettre en place le nouveau système ». Mais, le temps presse. Le SNCP a donc écrit au ministère pour demander « qu’à partir des données établies lors de la récente dissection de 360 carcasses de porcs, une autre équation soit établie conformément à la réglementation communautaire en vigueur, soit le TVM ». Le syndicat souligne que la conformation du cheptel porcin français a évolué depuis 1996, date de la mise à jour du classement, notamment avec la montée en puissance depuis de la race piétrain. « Il est essentiel et urgent qu’une nouvelle équation de prédiction du taux de muscle des carcasses de porc soit appliquée sur notre territoire au plus vite (1er janvier 2006) », écrit le Syndicat national du commerce du porc. Yves Berger voit dans cette attitude une volonté des abatteurs de renégocier les conditions d’achat des porcs.

« Ne confondons pas négociations commerciales et méthode de mesure du taux de gras des carcasses », déclare-t-il, avec une volonté de « dédramatiser» la situation.

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