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La filière légumes secs française se mobilise


> Alexandre Cherki, président de la Fédération nationale des légumes secs (FNLS).
La filière légumes secs française, qui vient de se doter d'une interprofession, attend un retour en grâce de ses produits avec l'Année internationale des légumineuses.

L'Année internationale des légumineuses a été présentée jeudi 4 février au ministère de l'Agriculture. Organisée sous l'égide des Nations unies et de la FAO, elle devrait per-mettre de promouvoir ces produits peu chers et riches en protéines au niveau mondial, mais aussi en France où la filière a bien besoin de faire parler d'elle. Représentée par la Fédération nationale des légumes secs (FNLS) fondée en 1945, la profession, qui compte 2 400 producteurs, déplore une désaffection des consommateurs pour ses produits, lesquels se répartissent en cinq familles : lentilles, haricots, fèves, pois cassés et pois chiches. « Si la consommation redémarre, la production sera dopée, explique Alexandre Cherki, le président, aujourd'hui, elle stagne à 1,4 kg par an et par habitant, contre 7,3 kg il y a 40 ans. On ne peut pas descendre plus bas. » Stable depuis cinq ans, la consommation française s'élève à 100000 tonnes, soit un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros, pour une production de 30000 tonnes. « Il y a encore des marges de progrès pour être autosuffi-sants, notamment en lentilles où il y a encore 50 % d'importations. » Pour intéresser de nouveau les Français aux légumes secs, la fédération vient de constituer une nouvelle force de frappe sous la forme d'une interprofession toute neuve, dont les statuts ont été signés ce même jeudi. L'Association nationale interprofessionnelle des légumes secs (Anils) aura pour objectif d'augmenter les

surfaces de culture (aujourd'hui 30000 hectares répartis dans toute la France), travailler sur de nouvelles semences ainsi qu'optimiser productivité et qualité. Parallèlement, la communication auprès des consommateurs et des écoles sera renforcée, le tout soutenu par le ministère de l'Agriculture. C. Maréchal

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