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La FIA se prépare à la prochaine crise

Le calme n'est qu'apparent sur le terrain de la consommation, ont constaté hier les industriels de la volaille de chair réunis à Paris en compagnie de Jérôme Bédier, président de la FCD (distribution) et du chroniqueur gastronomique Jean-Pierre Coffe. En dépit de l'excellent impact des campagnes de communication sur la volaille française orchestrée par la jeune APVF (association de promotion de la volaille française) mise à l'honneur à l'assemblée générale, l'influenza peut à nouveau pointer son nez, et déclencher l'imprévisible. Le sentiment d'insécurité peut renaître, a enragé Jean Perret, président des accouveurs, professionnels les plus pénalisés par la crise. L'Organisation mondiale de la santé a laissé dégénérer un problème vétérinaire, le H5N1, connu depuis une dizaine d'années, tandis que le gouvernement français reste dans la logique d'une pandémie humaine, a-t-il déploré.

Alain Melot veut faire «mieux qu'avant»

Conséquence : l'amalgame entre influenza et grippe aviaire ne s'est pas dénoué et cela « risque de nous revenir à travers la figure ». D'autant plus qu'il y aura obligation, à compter du 1er janvier prochain, de déclarer toute alerte d'influenza, même faiblement pathogène, a-t-il prévenu. Les industriels se sont promis de mieux contrôler les dérives médiatiques (insistant sur l'absence de risque) et Eric Cachan, président du Synalaf, de ne plus laisser imposer un confinement généralisé à l'élevage en plein air. Le président Alain Melot s'est manifesté en opposition à la perspective « pessimiste » présentée par le cabinet AND d'une régression de 19 % de la volaille de chair française. Il a exprimé sa confiance dans la fiabilité de la production, la renommée de la volaille française et les nouvelles ressources à puiser dans la concertation et les actions collectives. Il pense que ces atouts serviront le « principal relais de croissance » qu'est le marché national, par la communication (par le biais de l'APVF) et l'innovation. Pour sa part, le conseiller du ministre Bussereau, a estimé que l'interprofession avicole, promise par Alain Melot avant la fin de cette année, aiderait à défendre les intérêts français dans le jeu politique européen.

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