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La crise de trop?

La crise des fruits et légumes de l’été 2004 est marquée depuis l’origine par une intense confusion dans la recherche des responsabilités comme dans les méthodes envisagées pour sortir du chaos. Alors que les crises de la tomate et de la salade succèdent à celles de la pêche-nectarine et du melon, on peut se demander si ces hoquets conjoncturels ne sont pas révélateurs d’une crise bien plus profonde du système de distribution des fruits et légumes. Au delà du procès trop commode des sempiternels «intermédiaires», la vérité est que depuis 30 ans, la grande distribution est parvenue à convertir son amont à lui proposer des produits standardisés selon ses exigences, depuis l’obtention végétale jusqu’au calibrage des produits. Un système qui a fait la preuve de son efficacité et de sa compétitivité, mais qui, manifestement ne répond plus tout à fait à la demande du consommateur. Car c’est le deuxième enseignement de cette crise : en dépit des messages publics d’encouragement et des campagnes de publicité, les Français ne reviennent que très timidement aux fruits et légumes frais.

Enfin, on ne saurait évoquer ce sujet sans s’étonner des problèmes de «gouvernance» que cette crise a révélé. Campagnes de promotion avec prix dont personne ne semble savoir si elles sont vraiment légales, annonce d’un prix minimum dont on se rend compte quelques jours plus tard qu’il est contre-productif, suspension des cotations dont on voit mal ce qu’elle va changer, etc. Cet été, les fruits et légumes ont été un peu snobés par les Français. Et ils en ont aussi rendus quelques-uns complètement fous.

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