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La consommation de porc se porte mieux

En France, la consommation semble avoir stoppé sa baisse des deux dernières années. Cette tendance semblait se dessiner en Europe également au premier trimestre, en témoigne notre commerce extérieur.

Selon le panel Secodip, sur la cinquième période de l’année (du 24 avril au 21 mai), la consommation de porc frais est en hausse de 15,8 % et de 18,4 % en longe par rapport à la précédente période. Et depuis le début d’année, la consommation de porc frais est également en hausse, de 1,7 %, toute comme en longe (+1,8 %). Ce regain de dynamisme n’est pas minime car il faut rappeler que la demande avait été fragilisée par la période de Pâques. Plusieurs explications à cette situation peuvent être avancées : l’effet grippe aviaire a sûrement joué dans les achats en faveur de la viande de porc dans un premier temps en début d’année. Ensuite, la très forte hausse des prix d’achat à la production en viande bovine a eu un impact marqué sur le consommateur : celui-ci est moins stimulé dans ses achats de viande bovine (repli de 2,4 % depuis le début d’année), du fait principal de prix de vente élevés. Cela se traduit notamment par une progression des volumes de porcs achetés : +3,3 % en cumul depuis le début d’année, d’après le SNIV.

En réponse à une demande soutenue (mais aussi en rapport à une forte montée des cours du vif), les prix des pièces ont augmenté.

Hausse de la demande, hausse des prix...

A Rungis, depuis début mai, les prix ont augmenté très fort et très vite. Le prix du jambon sans mouille s’est accru de 14,2 % et depuis le début d’année, de 17 %. Même tendance en longe (+17,8 % depuis début mai et +26,7 % depuis le début d’année). Les prix de détail ont suivi le mouvement, mais comme souvent en GMS, les prix restent assez stables pour ne pas trop perturber le commerce. Le prix du porc frais en GMS est même en très léger repli en moyenne depuis janvier, de -0,2 %, selon Secodip. Toutefois, depuis la fin de semaine dernière, la demande semble s’essouffler. Les premiers départs en vacances, la chaleur et le début des soldes y sont pour beaucoup. Avec un tel désintérêt, les prix pourraient retrouver progressivement leur niveau du mois d’avril. Reste à savoir si la consommation marque simplement une «pause» ou s’il s’agit d’une véritable décrue.

Progression des exportations

La demande en Europe s’est également stabilisée. Sur le premier trimestre 2006, les exportations de viande porcine ont progressé de 7 %. Cette hausse est principalement due à la Grèce (+40 %) et à l’Italie (+14 %) qui nous achètent chacun plus de 4.400 téc supplémentaires, selon Agreste. Même tendance à la hausse des achats pour l’Espagne (+37 %) et les Pays-Bas (+25 %). Vers les pays tiers, les exportations reprennent vers la Russie (+27 %) et elles poursuivent leur progression en direction du Japon (+68 %, soit +1.850 téc). Quant aux imporations, sur les trois premiers mois de 2006, elles ont augmenté de 6 %, ce qui rompt avec la stabilité observée ces derniers mois. Nos achats progressent entre autres de 5 % depuis l’Espagne et de 17% auprès de l’Allemagne, qui prend alors la troisième place. Bilan des courses : le solde du commerce extérieur de viande porcine s’établit à 19.400 téc sur le premier trimestre 2006, soit +11% par rapport à 2005 à la même période. En revanche, l’export n’a pas été favorisé au second semestre. La hausse de la demande et les disponibilités limitées ont donné la priorité au marché du frais. Une rupture semble se dessiner.

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