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La confiserie Bonté ouvre son premier concept store


> Patrick Rangeard, président-directeur général d'Europa Sweet.
Europa Sweet, fabricant de berlingots nantais et de pâtes à tartiner, souhaite réduire la part des grandes et moyennes surfaces dans son chiffre d'affaires. Il vient de créer à La Roche-sur-Yon un univers dédié au bonbon et au chocolat. Reportage.

Repreneur en 2007 des vénérables maisons du berlingot nantais Bonté et Pinson, le Vendéen Patrick Rangeard a vite compris qu'il allait « dans le mur » s'il continuait à tout miser sur les produits historiques. « Il est possible qu'on ne fasse plus de bonbons de sucre cuit dans vingt ans, sauf si on le renouvelle », ajoute-t-il. Sa société Europa Sweet y travaille mais, en attendant, a réussi dès 2012 une première diversification dans les pâtes à tartiner. Cette nouvelle gamme a entraîné le déménagement du site de production de Nantes à Boufféré (85). Elle pèse désormais 50 % du chiffre d'affaires, qui sera proche des 5 millions d'euros cette année, en hausse de 6 %. La GMS tirant le marché des pâtes à tartiner, Patrick Rangeard a réfléchi en 2014 « à d'autres solutions de développement afin de diversifier [son] chiffre d'affaires ».

Le dynamisme des deux magasins d'usine existants, qui génèrent 15 % du chiffre d'affaires de la société, a fait germer l'idée d'un concept plus abouti. « On s'est demandés ce qui fera qu'en 2030 les gens pourront venir acheter des bonbons, à l'heure d'Internet », raconte Patrick Rangeard. La concrétisation de cette réflexion prospective a ouvert ses portes début septembre à La Roche-sur-Yon. Situé sur la zone commerciale des Flâneries dans un local existant de 280 m2 , le magasin Confiserie Bonté est agencé comme une maison dédiée à l'univers des douceurs sucrées. Les produits à offrir sont positionnés à l'entrée, ceux à grignoter au salon, devant un écran. On trouve dans la chambre des jeunes enfants les dragées et les produits mous, dans la salle de jeux les produits ludiques pour adolescents, alors que la cuisine accueille des ateliers gratuits de fabrication et de dégustation. Autre particularité de ce lieu tout en couleur, tous les produits sont accessibles à la dégustation, en libre-service ou à la demande. Même le café est gratuit !

DES AMBITIONS À L'EXPORT

À côté de la GMS et des magasins, l'export est le troisième axe de développement privilégié par Patrick Rangeard. Le bonbon nantais garde un pouvoir d'attractivité à l'étranger. « On vend la France, il faut le marketer. Mais les volumes sont modestes », relève le président-directeur général qui vient néanmoins de conclure un contrat de 100 000 euros en Chine sur des sucettes « flamme ». Avec une demande expresse de l'importateur de conserver l'emballage français d'origine… Mais, c'est sur la pâte à tartiner qu'Europa Sweet nourrit ses plus fortes ambitions. Le marché de la GMS en Europe (Allemagne, Autriche, Angleterre) est dans son viseur. La société était en octobre au salon Anuga de Cologne pour y présenter ses produits.

Dégustation et mise en scène des produits

Le concept du magasin repose sur la mise en situation des produits, particulièrement dans la salle à manger, où un candy bar régulièrement transformé vise à susciter l'envie des consommateurs. « On va essayer dans les dix années qui viennent de faire penser aux gens à mettre des bonbons à côté des cacahuètes et du champagne aux différents évènements de la vie », explique Patrick Rangeard. Riche et diversifiée, l'offre produits approche des 700 références. 15 % des confiseries sont produites par Europa Sweet, le reste provenant du négoce et mêlant les géants type Haribo aux spécialités régionales. L'originalité du concept est aussi d'avoir associé au bonbon l'univers du chocolat, qui génère plus de marge. Patrick Rangeard espère arriver rapidement aux 700000 euros de chiffre d'affaires avec ce premier magasin, qui a coûté 150 000 euros stock compris. Il est en train de mettre au même concept son magasin d'usine de Boufféré et envisage de transférer en 2016 celui de Nantes sur la zone commerciale d'Atlantis. Il songe à dupliquer le modèle, en propre, sur les grandes villes de l'Ouest, en ciblant Angers, Cholet, La Rochelle, Niort et Saint-Nazaire.

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