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La CMA repose ses valises en France après six ans d’absence

Pour accompagner la vocation exportatrice de son pays, l’Office central de marketing pour l’agriculture et l’industrie agroalimentaire d’Allemagne se réinstalle à Paris après l’avoir quitté pour prospecter d’autres marchés.

C’est en faisant des erreurs qu’on apprend. Voilà en tout cas le chemin suivi par la CMA, présente sans discontinuer à Paris de 1958 à 1998. Il y a six ans, l’ouverture à l’Est et au marché chinois a capté l’attention de l’organisme, entraînant la fermeture du bureau de liaison parisien. Mais ces tentatives de développer les échanges avec l’Allemagne n’ont pas abouti. « Aujourd’hui, la tournure des évènements fait que notre pays doit exporter, ce qui nous a de nouveau tourné vers la France » note Christine Ahrens, directrice de CMA France.

Financée par les cotisations obligatoires payées par les entreprises allemandes, la CMA (Centrale Marketing-Gesellschaft der deutschen Agrarwirtschaft) ressemble par bien des aspects à la Sopexa. Son rôle est de « donner un coup de pouce aux entreprises allemandes » souhaitant exporter leurs produits en France.

Pour cela, la CMA s’appuie sur le relationnel, la présence lors des salons et foires expos, mais surtout sur un fichier qui regroupe producteurs allemands et distributeurs sur le sol national. Forte de plus de 15 000 sociétés de produits transformés (sans compter les produits agricoles), cette base de données disponible sur www.cma-exportservice. com sert de passerelle.

Un distributeur ou un exportateur peut retrouver le type de produit recherché, mais l’inverse est également possible pour un fabricant allemand qui souhaiterait prendre des contacts à l’international. « En Allemagne, nous avons surtout des entreprises familiales qui se sont concentrées sur le marché national. Nous sommes là pour aider ces PME, sur simple demande» explique Mme Ahrens. Exemple de cette collaboration, une enseigne de distribution française, qui cherchait un fabricant de confiture pour sa MDD, s’est tournée vers la CMA. Opérationnel depuis le mois d’avril, l’organisme a inauguré ses nouveaux locaux situés à deux pas de la place de l’Opéra juste avant le Sial. Au cours du Salon, les représentants de la CMA ont d’ailleurs été agréablement surpris par le nombre de contacts avec les distributeurs français, attirés par la notion de confiance et de qualité véhiculés par les produits alimentaires germaniques.

Une opération de promotion à Rungis en 2005

Avec les GMS, la participation reste discrète mais est amenée à se développer en 2005, notamment avec Auchan et Cora. « Il faut encore faire connaître nos services » concède Christine Ahrens, qui note que l’Allemagne réalise quand même de bonnes performances en France avec ses fromages, puisque le CA réalisé par les exportations Allemagne-France dépasse le montant des exportations françaises outre-Rhin. « Nous pouvons proposer des prix intéressants sur le gouda ou l’emmental. Cependant nous ne serons jamais concurrents des produits de spécialité» tempère la directrice de CMA France.

Globalement, la balance des échanges agricoles et agroalimentaires Franco-allemands reste en faveur de l’Hexagone, avec des exportations françaises d’un montant de 4,6 milliards d’euros contre 3,5 dans le sens inverse. Performante dans le secteur de la viande et des produits laitiers, notamment grâce à la Bavière, sa région phare, l’Allemagne compte se montrer à Rungis lors d’une opération de promotion prévue pour 2005. Les bons rapports politiques entre les deux pays favorisent les échanges, et depuis son ouverture, les trois salariés de CMA France sont très sollicités. Dans le futur, les stands de produits allemands pourraient se multiplier dans les GMS. Car en attendant ses camarades, celui du Monoprix de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) doit se sentir bien seul.

Rédaction Réussir

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