Aller au contenu principal

Oléoprotéagineux
La chaleur en Amérique du Nord fait flamber les cours des graines oléagineuses !

Divers analystes privés estiment que l’on ne peut se permettre un incident climatique, tant les réserves mondiales sont à un bas niveau en oléagineux. Et ce, alors que la Chine se montre gourmande.

Evolution des cours du colza

Période du 1er au 8 juin. Les cours du colza ont fortement grimpé d’une semaine à l’autre, compte tenu de la hausse de ceux du soja à Chicago et du canola à Winnipeg. Le marché suit au jour le jour les nouvelles prévisions météorologiques en Amérique du Nord. Et il s’avère qu’elles seront chaudes et sèches pour un certain moment encore, faisant craindre une baisse des potentiels de culture en graines de soja aux États-Unis et en graines de canola au Canada. Or bon nombre d’opérateurs et analystes privés estiment qu’on ne peut se permettre un accident climatique cette année, les réserves mondiales étant déjà basses, et alors que la Chine montre toujours un gros appétit en graines, notamment oléagineuses. Notons d’ailleurs que la Chine a importé 9,61 millions de tonnes (Mt) de graines de soja en mai 2021, selon les douanes locales, en hausse de 29 % par rapport à avril 2021, et contre 9,38 Mt en mai 2020, compte tenu des retards de livraisons de cargos brésiliens. Autre élément haussier : la demande en biodiesel à base d’huile de soja aux États-Unis grimpe, compte tenu de la réduction des restrictions aux déplacements des populations dans le pays. Enfin, les prix du pétrole ont grimpé, en raison de la décision des pays de l’Opep et ses alliés de limiter la reprise de la production et de celle de l’économie mondiale.

En France, les primes sont fermes dans l’ensemble, surtout dans l’ouest du pays. Alors que la demande émanait surtout des pays du nord-UE il y a quelques semaines (Royaume-Uni, Allemagne, etc.), générant des primes plus élevées dans l’Est que l’Ouest, la situation s’est inversée récemment, les usines françaises situées dans l’ouest du pays intensifiant leurs positions demandeuses, et les primes dépassent désormais dans l’Ouest celles affichées dans l’Est.

Une demande des fabricants d’aliments discrète

Concernant la graine de tournesol, les cotations sont en hausse lors des derniers jours, à l’image de la graine de colza et des huiles. Du côté des tourteaux, les prix sont en hausse concernant le soja, à l’image des graines oléagineuses. Dans ce contexte, la demande des fabricants d’aliments pour animaux se fait discrète, le produit devenant onéreux en formulation. Ces derniers achètent au coup par coup, afin de couvrir les besoins à court terme actuellement. Les prix en colza et en tournesol ont peu évolué de leur côté. L’intérêt pour ces produits est pour le moment assez réduit, mais il se pourrait, si les prix se repliaient quelque peu, qu’il revienne.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio