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« La caisse plastique a un avenir dans la viande »

IFCO Systems loue et gère un parc de plus de 75 millions de caisses plastiques pliables et réutilisables.

Les Marchés : Le principe de l’utilisation de caisses réutilisables dans le secteur des produits frais est maintenant assez ancien en France et après une percée, semble stable. Où en est l’activité d’IFCO ?

Pierre Olivier Blanchard : Nous connaissons un développement de l’activité depuis cinq ans. Notre métier de loueur de caisses en plastique réclame de fortes capacités financières, dont nous disposons désormais depuis le rachat de 85 % des actions d’IFCO Systems n.v par l’investisseur APAX Partners, spécialisé dans l’environnement et la distribution. Notre portefeuille de distributeurs est stable – Match, Système U Ouest, Atac et Carrefour – mais nous avons, dans les 3 dernières années, travaillé et augmenté de manière sensible notre pénétration chez nos clients. C’est elle qui permet aux distributeurs d’amortir plus rapidement les coûts de mise en place de la gestion de ces emballages

LM : Comment s’articule votre partenariat avec Carrefour sur la viande de porc ?

POB : Nous travaillons avec Carrefour depuis juin 2004 et l’activité représente plus de 1,2 M de rotations par an. L’activité est appelée à se développer dans l’avenir immédiat. Outre une rotation plus lente qu’avec les fruits et légumes, des matériels spécifiques sont mis en œuvre : deux tailles de caisses seulement et le Dollie, une plate-forme plastique sur roulettes équivalent à une demi palette 80 x 120 en surface. La forte saisonnalité de ce marché, janvier et l’été, nous oblige à un prévisionnel des rotations très fin pour éviter les ruptures. La traçabilité et la sécurité sanitaire sont consolidées. Des procédures spécifiques de lavage des caisses sont en place dans nos stations et des contrôles, aux normes supérieures à la législation, par un laboratoire extérieur sont régulièrement effectués. D’autre part, nous utilisons un système de traçabilité unique, Visidot© basé sur une étiquette à codes couleurs, moins onéreux que la RFID et dix fois plus fiable.

LM : Quels développements peut-on attendre sur ce créneau ?

POB : Avec Carrefour, nous envisageons de développer la formule aux volailles, dont la saisonnalité est inversée par rapport au porc, et nous réfléchissons aussi à d’autres produits. Le bœuf, par exemple, demande une réflexion sur la caisse sur sa taille et sur l’accessibilité aux produits. En effet, Carrefour pratique le picking à partir d’une palette entière pour la mise en rayon. Techniquement, notre service R&D travaille à une caisse spécifique viande, plus simple et plus facilement lavable. Notre caisse F&L verte a un profilage pour optimiser la ventilation du produit, ce qui est inutile pour les viandes. Il faudra lui trouver une couleur spécifique. Le rouge devrait s’imposer…

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