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La Bretagne en quête de producteurs bio

Plus que jamais, Interbio Bretagne (IBB) vise la consolidation des filières agricoles bio existantes, dans le but de sécuriser les parcours économiques et d’inciter de nouveaux producteurs à les rejoindre. Mais le contexte haussier du prix des matières premières ne favorise pas les conversions, ont reconnu il y a quelques jours les participants à l’assemblée générale de l’interprofession du bio en Bretagne.

Pourtant, tous les indicateurs politiques sont au vert. A l’issue du Grenelle de l’environnement (décembre dernier), le gouvernement a fixé pour objectif d’atteindre 6% de la SAU française en bio en 2010 (2% actuellement), et 20% en 2020. Mais IBB estime que ces ambitions manquent de moyens, avec un relèvement du plafond des aides et un maintien du crédit d’impôt qui restent insuffisants. En Bretagne, fin 2006 (derniers chiffres officiels), 935 fermes bio ou en conversion occupaient 2 % de la SAU bretonne.

Pour coller aux ambitions gouvernementales, il faudrait mettre 2000 agriculteurs en conversion dès cette année, alors qu’il n’y en a eu qu’une cinquantaine sur 2007. Aussi Interbio Bretagne va-t-elle renforcer sa communication en 2008 autour de l’agriculteur bio et des filières économiques (porc, pondeuses, lait, fruits et légumes…) dans lesquelles il évolue. Séminaires et publication de plaquettes vont se succéder, avec l’appui de la Fédération régionale de l’agriculture biologique, les chambres d’agriculture et les lycées agricoles, pour démystifier la bio. Comme l’agriculture conventionnelle, IBB prévoit de se tourner vers les lieux d’enseignement général pour recruter ses futurs agriculteurs.

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